Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue hier, mardi 21 avril, le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a défendu le bilan de l'exécutif dans son secteur. Entre correction d'injustices, réforme de la formation des enseignants et volonté de consolider un dialogue social apaisé, il a insisté sur la place déterminante de l'école dans toute transformation durable de la société.
Le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a mis en avant les efforts entrepris pour corriger certaines inégalités au sein du système éducatif. Parmi les avancées notables, il a évoqué la situation des enseignants décisionnaires, longtemps dénoncée, et qui, selon lui, « a trouvé une solution avec ce gouvernement ». « Le gouvernement a corrigé une grande injustice concernant les décisionnaires. Pendant des décennies, c'était une revendication des syndicats, et c'est ce gouvernement qui y a apporté une solution », a-t-il déclaré.
Au coeur des réformes, la formation universelle des enseignants occupe une place centrale. Le ministre a souligné le caractère inédit des mesures adoptées dans ce domaine, affirmant que « l'acte posé n'a jamais été fait » par les précédents gouvernements. Il a également insisté sur l'importance stratégique de l'école, estimant qu'aucune transformation positive de la société ne peut se faire en dehors du système éducatif.
Dans un contexte marqué par des tensions sociales, Moustapha Guirassy a salué le « sens de responsabilité » des partenaires sociaux, notamment des syndicats, engagés à assurer la continuité de l'année scolaire dans de bonnes conditions. Il a plaidé pour un renforcement du dialogue entre les différentes parties, rappelant que « le gouvernement et les syndicalistes sont des partenaires ». Cette approche se traduit, selon lui, par la mise en place d'une politique de dialogue permanent avec les organisations syndicales.
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Le ministre a ainsi appelé à privilégier l'écoute plutôt que le conflit, tout en encourageant les syndicats à veiller au respect du quantum horaire, un élément clé pour garantir la qualité des apprentissages.
Sur le plan des conditions de travail et des infrastructures, le ministre de l'Education nationale a fait état de progrès significatifs. Entre 2025 et 2026, près de 4 000 à 5 000 salles de classe ont été financées pour remplacer progressivement les abris provisoires. Une dynamique qui, selon lui, pourrait permettre d'atteindre l'objectif de « zéro abri provisoire » à l'horizon 2030, à condition que les efforts se poursuivent.