Sénégal: Fonction publique et réformes - Le gouvernement affiche ses résultats et maintient ses ambitions

Le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a présenté l'état d'avancement des engagements pris par l'exécutif. Entre réformes structurelles, apurement de la dette intérieure et correction d'inégalités sectorielles, l'accent est mis sur des actions concrètes déjà engagées.

Le gouvernement poursuit la mise en oeuvre de ses engagements avec une feuille de route jugée ambitieuse. Selon le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, 87 engagements ont été définis, couvrant des secteurs stratégiques tels que l'éducation, la santé, l'économie, les transports ou encore l'administration publique. L'objectif, a-t-il souligné, est d'améliorer durablement les conditions de travail et de vie des populations tout en consolidant la stabilité sociale.

Le bilan présenté met en avant plusieurs avancées.

Dans le secteur de la justice, le « reclassement des élèves greffiers » est cité comme une étape importante. Dans le domaine de la santé, des progrès comparables ont été réalisés avec le « reclassement des techniciens supérieurs». Pour le ministre, ces actions traduisent une volonté de transformer rapidement les engagements en résultats tangibles.

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Par ailleurs, une réforme du statut général des fonctionnaires est en préparation. Hérité de l'époque de Senghor, ce cadre juridique est aujourd'hui considéré comme « obsolète ». Un avant-projet de révision est en cours afin de l'adapter aux réalités actuelles de l'administration.

Sur le plan économique, Olivier Boucal a également évoqué l'ampleur de la dette intérieure à l'arrivée du gouvernement. « En seulement un an d'application du Pacte, 800 milliards de francs CFA ont déjà été apurés », a-t-il dit.

Le volet juridique a également connu des évolutions notables. Des décrets ont été adoptés pour corriger des inégalités touchant certains personnels décisionnaires de l'éducation, une situation jugée longtemps défavorable et désormais rectifiée, selon le ministre.

En effet, le gouvernement reconnaît les défis persistants, notamment dans le secteur informel. Celui-ci regroupe « plus de 80 % de la population active », souvent sans protection sociale, ni couverture santé, ni système de retraite. Un enjeu majeur que les autorités entendent intégrer dans leurs politiques futures.

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