La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) au Kasaï-Central alerte sur les mauvaises conditions de détention à la prison centrale de Kananga.
Elle a lancé l'appel mardi 21 avril à l'issue d'une mission d'évaluation menée sur place.
Lors de l'enquête, la CNDH a constaté une rupture de stock de vivres ainsi qu'une pénurie totale de médicaments. Cette situation met en danger la vie des détenus de cette maison carcérale.
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Violation de droits humains
Vincent Kayembe, coordinateur provincial de la CNDH, affirme qu'un détenu est décédé récemment faute de nourriture et de soins médicaux.
Pour lui, cette situation constitue une violation grave de la dignité humaine et de droits fondamentaux garantis par les instruments juridiques.
Au sein de la prison, il décrit une mauvaise situation que vivent les détenus depuis plusieurs mois: manque de nourriture, absence de soins médicaux, insuffisance d'eau potable, mauvaises conditions d'hygiène.
Action gouvernementale
Il indique également que les conditions se détériorent davantage pour les détenus transférés d'autres localités, souvent sans assistance.
« Actuellement dans notre prison, les prisonniers sont malades mais le dispensaire qui est là ne dispose pas de médicaments. Les prisonniers n'ont pas à manger car il y a rupture de stock en termes de ration depuis mi-février. Ils n'ont pas accès à l'eau et les conditions hygiéniques laissent à désirer », renseigne-t-il.
Il appelle le Gouvernement central à intervenir en urgence afin d'éviter d'autres décès dans les jours à venir.