À 61 ans, Maboudou Dosso double ses revenus et transforme la vie des siens

21 Avril 2026
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African Development Bank (Abidjan)
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Maboudou Dosso, 61 ans, incarne la ténacité des paysans ivoiriens. Depuis 1991, il cultive le riz, le maïs et le soja à Gouaké, dans la région de Touba, au Nord-Ouest de la Côte d'Ivoire. Jamais scolarisé, il s'est fixé une mission : nourrir les siens et offrir à ses enfants les classes qu'il n'a pas connues.

Mais avant le Programme de production alimentaire d'urgence (2PAU-CI), ses trois décennies de labeur se heurtaient à un mur de contraintes récurrentes telles que la rareté des semences améliorées, le coût prohibitif des engrais, les difficultés de transport et le manque de main-d'oeuvre. Résultat : des rendements modestes de deux tonnes par hectare pour le riz et le maïs et une tonne pour le soja. Avec une production totale d'environ trois tonnes de riz, dix tonnes de maïs et quatre tonnes de soja, il générait un revenu annuel d'environ 2,8 millions de francs CFA. Suffisant pour survivre, mais insuffisant pour véritablement prospérer.

L'intervention du Programme de production alimentaire d'urgence, soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement, a apporté à Dosso les moyens qui lui manquaient depuis des décennies. L'appui matériel s'est concrétisé par la fourniture de 80 sacs d'engrais NPK et 40 sacs d'urée, des quantités substantielles qui ont permis de fertiliser correctement l'ensemble de ses dix hectares.

Mais au-delà des intrants, ce sont les formations techniques qui ont véritablement transformé ses pratiques. Les sessions sur l'utilisation optimale des engrais lui ont appris à maximiser l'efficacité de chaque kilogramme appliqué. Les formations sur la lutte contre les ravageurs du maïs, en particulier la redoutable légionnaire d'automne, lui ont permis de protéger efficacement ses cultures. Le suivi rapproché par l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER) a assuré que ses connaissances se traduisent en pratiques de terrain. L'accès aux tracteurs a révolutionné la préparation des sols.

Depuis, les résultats sont impressionnants. La production de riz de Maboudou est passée de trois tonnes à cinq tonnes (soit une augmentation de 67%), le maïs de dix tonnes à 24 tonnes (+ 140%) et le soja de quatre tonnes à dix tonnes (+ 150%). Le plus spectaculaire reste l'évolution de ses revenus. Maboudou Dosso a multiplié ses revenus par deux et demi, passant de de 2,8 millions de FCFA avant le projet à 7,08 millions de FCFA.

L'accroissement de ses revenus a transformé toutes les dimensions de sa vie familiale. L'alimentation s'est améliorée avec trois repas équilibrés par jour. Tous les enfants sont désormais scolarisés. La prise en charge sanitaire de la famille est assurée. Il a même pu diversifier ses investissements dans le commerce de produits vivriers et d'anacarde, créant ainsi de nouvelles sources de revenus.

« Grâce au 2PAU-CI et à l'accompagnement de l'ANADER, ma production a plus que doublé. J'arrive à mieux nourrir ma famille, à scolariser mes enfants et à investir dans d'autres activités comme le commerce. Mon souhait est que la distribution des intrants se fasse toujours à temps et que les agents de vulgarisation continuent d'assurer les formations pour nous aider à améliorer nos pratiques », souligne-t-il.

À court terme, il envisage l'installation d'un forage sur sa parcelle pour sécuriser l'irrigation et améliorer encore ses rendements.

L'histoire de Maboudou Dosso prouve que l'accompagnement technique peut transformer des décennies d'efforts en véritable réussite économique et sociale.

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