Congo-Kinshasa: Le cessez-le-feu acté sur le papier encore loin d'être appliqué sur le terrain

Officiellement, gouvernement congolais et le groupe AFC/M23 doivent désormais faire équipe pour vérifier l'application du cessez-le-feu sur le terrain. Leur mission : surveiller, vérifier, enquêter sur les violations présumées, et prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'elles ne se répètent, et ce malgré les multiples violations de la trêve.

Alors que l'AFC/M23 et le gouvernement congolais continuent de se confronter militairement dans l'est de la RDC, les deux parties sont pourtant censées travailler ensemble pour faire respecter le cessez-le-feu. En Suisse, la semaine dernière, un cadre formel a été établi pour coordonner deux mécanismes : celui issu de l'Accord-cadre de Doha et celui de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Si tout se passe comme prévu, les premières activités conjointes doivent être lancées d'ici à la fin de cette semaine. Concrètement, trois représentants du gouvernement et trois représentants de l'AFC/M23 devront travailler côte à côte, aux côtés des membres de la CIRGL. Des représentants de l'Union africaine, du Qatar et des États-Unis peuvent également participer mais en qualité d'observateurs seulement.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Sur le papier, cette vérification du cessez-le-feu couvrira les provinces du Nord-Kivu et le Sud-Kivu, selon les documents consultés par RFI. Les rapports produits par l'équipe conjointe devront être transmis aux membres du Mécanisme de surveillance de Doha. Mais plusieurs obstacles demeurent. Le premier étant le financement. À ce stade, la question n'est toujours pas réglée. Ensuite, tous les membres du mécanisme ne sont pas encore désignés.

Enfin, l'accès sécurisé et sans entrave aux deux côtés de la ligne de front n'est pas encore garanti. Et puis il y a le défi le plus épineux : le territoire de Minembwe, au Sud-Kivu. Les rebelles sont convaincus que Kinshasa cherche à reprendre cette zone par la force. Ces dernières semaines, les frappes de drones se sont précisément concentrées dans cette région et ses environs.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.