Congo-Brazzaville: Code du travail - Le pouvoir interdisciplinaire de l'employeur au coeur d'un atelier à Brazzaville

La direction départementale du travail de Brazzaville a organisé, le 22 avril, un atelier de renforcement des capacités opérationnelles des employeurs et partenaires sociaux sur le thème central « Le pouvoir interdisciplinaire de l'employeur ».

Regroupant les acteurs principaux de l'entreprise, notamment les inspecteurs du travail, les partenaires sociaux, les représentants des administrations tant publiques que privées, la rencontre a été un véritable moment d'échange. Ceci autour de deux sous-thèmes, précisément "La gestion du pouvoir disciplinaire de l'employeur et ses conséquences" et " Les institutions syndicales et la protection des représentants du personnel".

Le directeur départemental du travail de Brazzaville, Yvon Roger Tséké-Tséké Ayongo, dans son mot de bienvenue, a déploré le fait que la relation entre employeurs et partenaires sociaux, qui devrait constituer un véritable levier pour le développement de l'entreprise, est émaillée malheureusement de certaines embuches. « Ces embuches trouvent leur source dans la non-conformité des sanctions dans l'entreprise, de certains abus de comportement et d'excès de pouvoir de certains employeurs. Cette occasion est belle pour que chacun reste à sa place pour mieux jouer son rôle pour un climat social rassurant et apaisé autour de ces deux sous-thèmes », a-t-il prescrit à l'ouverture des travaux.

Yvon Roger Tséké-Tséké Ayongo espère, par ailleurs, que les échanges entre les différents acteurs ont balisé le chemin de la sérénité dans les entreprises sur la conformité des sanctions. Le but étant de réduire les abus d'autorité et excès de pouvoir de certains employeurs qui amènent souvent un climat délétère dans les entreprises.

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Présidant la cérémonie d'ouverture, le secrétaire général du département de Brazzaville, Thévy Duvel Mongouo Wando, a rappelé que ce séminaire constitue l'aboutissement d'un travail minutieux prenant son fondement à travers les différents rapports de mission produits par l'inspection du travail. Des rapports qui dénoncent dans la plupart des cas certains comportements des employeurs vis-à-vis de leurs travailleurs. Ces comportements jugés parfois défaillants, a-t-il déclaré, sont à bannir car ils sont source des conflits et détériorent le climat social dans les entreprises.

« Le séminaire qui s'ouvre aujourd'hui ne concerne non seulement les employeurs et les partenaires sociaux, mais fait rappeler aux travailleurs leurs obligations au sein de l'entreprise. Dans tous les cas, ce séminaire permettra aux uns et aux autres de s'approprier des outils nécessaires pour harmoniser les relations professionnelles dans les entreprises. En se conformant aux textes en vigueur, les conférenciers seront appelés à édifier les participants au séminaire sur les notions essentielles du contrat de travail, les relations entre employeurs et travailleurs, le pouvoir disciplinaire de l'employeur et ses limites », a-t-il conclu.

Une initiative saluée par le secrétaire général de la Confédération des syndicats libres et autonomes du Congo (Cosylac), Jean Bernard Malouka, qui pense que là où les hommes vivent, il y a toujours des conflits, parce qu'on n'a pas les mêmes intérêts. « L'employeur vise le profit, il y a le syndicaliste et il y a le social, donc il faut trouver le juste milieu pour que l'entreprise avance. Je le dis toujours, sans entreprise, il n'y a pas de syndicat et je dis souvent aux collègues syndicalistes qu'il ne faut jamais scier la branche sur laquelle on est assis. Je crois que l'inspection du travail, dans la routine, a compris qu'il y a beaucoup de difficultés dans l'interprétation des textes, dans l'accomplissement des tâches des uns et des autres », a-t-il souligné.

Jean Bernard Malouka a rappelé que dans le secteur privé, le code du travail interdit à l'employeur de prendre des décisions tenant compte de la position du salarié, parce qu'il est syndicat. Ce séminaire va permettre, pense-t-il, aux partenaires dans une entreprise de s'accorder les violons d'autant plus que le souhait de tous dans l'entreprise est d'avoir un climat social serein. « Il faut que les parties se retrouvent. Je crois que c'est une bonne initiative parce que l'inspection du travail est le conseil, que cela soit pour les employeurs que pour les travailleurs. Il sera donc plus à l'aise dans l'applicabilité des textes en sachant que les deux parties comprennent ce qu'elles ont à faire sur le terrain. Dans les abus, il n'y a pas que l'employeur parce que c'est lui qui emploie. Dans une entreprise, il y a un règlement intérieur et il y a une hiérarchisation des sanctions... », a expliqué le secrétaire général de la Cosylac.

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