Un comprimé, une ordonnance et un doute. À l'hôpital Victoria, Candos, un patient d'une cinquantaine d'années suivi pour des problèmes cardiaques affirme avoir reçu un médicament différent de celui prescrit lors de son passage à la pharmacie hospitalière la semaine dernière.
Selon son témoignage, l'ordonnance prescrivait du sildénafil de 50 mg (commercialisé notamment sous le nom de Viagra). Or, au comptoir, il aurait reçu du misoprostol de 200 mg, médicament connu sous le nom de Cytotec. Deux molécules aux usages sans lien direct. D'un côté, le sildénafil, utilisé dans le traitement des troubles de l'érection et de l'hypertension artérielle pulmonaire. De l'autre, le misoprostol, indiqué dans la prévention et le traitement des ulcères gastriques, mais aussi utilisé dans des protocoles strictement encadrés en gynécologie et en obstétrique.
Face à cette situation, le patient dit avoir immédiatement suspecté une confusion, évoquant une possible erreur de dispensation aux conséquences potentiellement sérieuses. Il appelle à des vérifications sur le circuit de la délivrance de médicaments.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Saisi du dossier, le ministère de la Santé indique suivre l'affaire de près et attendre un rapport, tout en envisageant une vérification interne afin de déterminer si une erreur a pu se produire à la pharmacie de l'hôpital Victoria et, le cas échéant, à quelle étape du processus.