Luanda — L'écologiste angolais Vladimir Russo a plaidé mardi à Luanda pour une meilleure coordination entre le gouvernement et la société civile dans la mise en oeuvre de politiques visant à atténuer les effets du changement climatique, afin de garantir la préservation de la biodiversité nationale pour les générations futures.
Dans une interview accordée à ANGOP à l'occasion de la Journée internationale de la Terre, célébrée ce mercredi, l'expert a déclaré que la riche biodiversité du pays exige des mesures de protection plus rigoureuses et une prise de conscience accrue de l'importance des services éco-systémiques.
L'expert a souligné que la conservation des habitats naturels est un impératif stratégique pour la sécurité alimentaire et l'équilibre climatique du pays.
Vladimir Russo, également directeur exécutif de la Fondation Kissama et consultant en environnement, a affirmé qu'une meilleure sensibilisation à la protection des écosystèmes et l'adoption de politiques de gestion durable des ressources naturelles en Angola sont nécessaires.
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« Il s'agit d'un engagement commun entre l'État, le secteur privé et la société civile pour atténuer les effets du changement climatique et de la dégradation des sols, des défis qui figurent parmi les priorités de l'agenda environnemental mondial et national », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le biologiste angolais Óscar da Costa a déclaré que cette journée devrait être l'occasion de mettre en lumière la richesse endémique du territoire angolais.
L'expert souligne que la conservation des habitats naturels n'est pas seulement une question d'esthétique environnementale, mais aussi de survie économique et de sécurité alimentaire.
« L'Angola possède une biodiversité unique, des forêts de Maiombe aux zones humides et aux écosystèmes arides de Namibe », a-t-elle conclu.
Pour sa part, l'écologiste et militante sociale Maria da Silva a estimé qu'un changement radical des habitudes de consommation de la population était urgent.
Selon l'experte, la lutte contre la pollution plastique et la bonne gestion des déchets solides en milieu urbain et rural sont des étapes cruciales pour la santé de la planète.
Pour elle, la Journée de la Terre ne doit pas se limiter à un simple événement ; les communautés, les entreprises et les institutions publiques doivent intégrer le développement durable dans leur quotidien.
« L'utilisation excessive de matériaux non biodégradables et l'élimination inadéquate des déchets étouffent nos rivières et nos océans ; nous avons besoin d'un engagement ferme en faveur du bien commun qui garantisse la durabilité pour les générations futures », a-t-elle affirmé.
La Journée internationale de la Terre, instituée par les Nations Unies (ONU), vise à sensibiliser la population mondiale aux défis auxquels la planète est confrontée, notamment la pollution, la déforestation, la perte de biodiversité et le réchauffement climatique.
En Angola, les autorités ont renforcé les programmes axés sur le reboisement et la sensibilisation à la protection de la faune et de la flore, s'alignant ainsi sur les objectifs de l'Accord de Paris et du Programme de développement durable à l'horizon 2030.