Afrique du Sud: Inculpé dans une affaire de corruption, le chef de la police a été suspendu de ses fonctions

Après la brève comparution du général Fannie Masemola devant le tribunal de Pretoria en début de semaine, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé sa suspension « à titre préventif, jusqu'à ce que l'affaire soit close », ce jeudi 23 avril.

L'annonce était attendue en Afrique du Sud : ce jeudi 23 avril, le président Cyril Ramaphosa a annoncé suspendre le chef de la police de ses fonctions, Fannie Masemola étant inculpé dans une affaire de corruption liée à un appel d'offres controversé dans le secteur de la santé.

« Face à la gravité de ces accusations et compte tenu du rôle essentiel que doit jouer le commissaire national de police dans la lutte contre la criminalité, j'ai convenu avec le général Masemola qu'il serait suspendu à titre préventif, jusqu'à ce que l'affaire soit close », a déclaré le chef de l'État à ce propos.

L'annonce est intervenue après la brève comparution de l'intéressé devant le tribunal de Pretoria, en début de semaine. Si la justice a décidé de renvoyer l'affaire, le nom de Fannie Masemola n'en fait pas moins la une des journaux sud-africains depuis que sa mise en examen, le mois dernier, a fait naître un débat sur la question de son avenir à la tête de la police sud-africaine.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Une nouvelle illustration de la corruption au sein de la police sud-africaine

Le général Masemola, qui clame son innocence et refusait jusque-là de quitter son poste, fait face à quatre chefs d'accusations, tous liés à la gestion des finances publiques. Celui-ci se voit notamment reprocher son implication dans l'attribution - suspectée d'être frauduleuse - d'un juteux contrat à « Cat » Matlala, un criminel bien connu des services de police actuellement en prison.

Sa suspension illustre aussi une nouvelle fois l'étendue de la corruption qui gangrène la police sud-africaine. Depuis la mise en congé du ministre de la Police en juillet dernier, une commission d'enquête est chargée de mettre au jour l'infiltration des réseaux criminels au sein de l'institution.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.