La question posée au ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed, par la députée Anabelle Savabaddy, portait sur les travaux du comité interministériel chargé d'examiner la situation des maisons ex-CHA/EDC contenant de l'amiante. Le ministre a rappelé que la création de ce comité regroupant les ministres de l'Environnement, des Infrastructures nationales, de la Santé et des Collectivités locales avait été approuvée par le Cabinet le 10 avril 2026 et qu'il ne s'était pas encore réuni.
Il a ajouté que Statistics Mauritius mène une enquête pour déterminer le nombre exact de maisons concernées, leur état et le profil de leurs occupants. Les résultats préliminaires sont attendus avant fin mai 2026. La dernière enquête, qui remonte à novembre 2022, avait recensé 1 560 maisons EDC sur un total de 3 113.
La députée Joanna Bérenger a demandé si les habitants de ces maisons seraient prioritaires pour un logement NHDC. Le ministre Mohamed a répondu par la négative, soulignant que la NHDC réserve ses logements aux personnes ne possédant pas de bien immobilier et qu'il n'entendait pas y déroger en faveur de personnes déjà propriétaires. Anabelle Savabaddy a ensuite interrogé le ministre sur une éventuelle subvention de l'État. Ce dernier a indiqué qu'il serait prématuré de se prononcer avant les conclusions du comité et les résultats de l'enquête.
Sur la question de la responsabilité de l'État, Joanna Bérenger a rappelé que le grant actuel de Rs 130 000 est insuffisant pour reconstruire une maison, compte tenu du coût des matériaux. Elle a demandé au ministre de reconnaître que l'État avait dans le passé fourni des logements toxiques à ses citoyens. Shakeel Mohamed a adopté une position prudente, indiquant être en possession de rapports ne confirmant pas le caractère toxique de ces habitations et s'est refusé à affirmer que l'État avait fourni des maisons toxiques. Il a dit vouloir procéder avec rigueur plutôt qu'alarmisme.
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