Afrique: Sénégal Digital Factory va générer près de 200 milles emplois, en cinq ans (Responsable)

Dakar — Le programme Sénégal Digital Factory se positionne comme un levier majeur de transformation économique, en ambitionnant de créer entre 150 et 200 milles emplois directs et indirects sur les cinq ans que dure le projet pour un investissement global estimé à 100 milliards de francs CFA, a appris l'APS du ministère en charge des Télécommunications et du Numérique.

Présenté jeudi à Dakar par le directeur de l'économie numérique et des partenariats, Roger Thiam, lors de l'installation du Comité technique (COTECH), ce chantier inscrit dans le New Deal technologique avec en ligne de mire le basculement du Sénégal d'un modèle de consommation technologique vers une dynamique de production locale.

Au coeur de cette stratégie, la volonté de structurer un écosystème productif complet, allant de la conception à la fabrication de solutions numériques.

"Pendant trop longtemps, l'Afrique a consommé des technologies conçues ailleurs. Il est temps de passer de la consommation à la production", a estimé M. Thiam, insistant sur la nécessité d'un repositionnement dans la chaîne de valeur du numérique.

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Le programme Sénégal Digital Factory prévoit également la mise en place d'infrastructures dédiées à travers des centres de recherche et développement, des fablabs territoriaux, des capacités de calcul - ainsi que la création de micro-unités industrielles spécialisées dans les composants électroniques.

L'objectif, selon le directeur de l'économie numérique et des partenariats, est de répondre à un enjeu social majeur, relativement à l'emploi des jeunes.

Il s'est aussi attardé sur le rôle central attendu des startups, des universités et des artisans du numérique allant dans le sens de faciliter le passage du prototype au marché et stimuler la création d'activités génératrices de revenus.

Evoquant ce changement de paradigme, Roger Thiam a évoqué la fabrication locale d'accessoires technologiques, comme les coques de téléphones via impression 3D, susceptible de réduire significativement les importations, en faisant allusion au fait que le marché africain des smartphones représente environ 74 millions d'unités par an.

"La question n'est plus de savoir si le marché existe, mais quelle place nous voulons y occuper", a-t-il souligné, présentant ce programme comme une réponse économique et sociale fondée sur l'industrialisation, la formation et l'innovation locale.

Soutenu par des partenaires techniques et financiers, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la coopération allemande (GIZ), le projet se veut ainsi un instrument de souveraineté numérique et de création de valeur, avec pour ambition de faire du Sénégal un acteur producteur dans l'économie numérique.

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