Le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle et technique, en partenariat avec l'OIT et le secteur privé, a procédé hier, jeudi 23 avril, à la signature officielle de la nouvelle Convention nationale État-Employeurs privés pour la promotion de l'emploi, baptisée « And Yombal Xëy », marquant une nouvelle étape importante pour la promotion de l'emploi.
Selon le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle et technique, Moustapha Njeck Sarre, qui a présidé la cérémonie de signature aux côtes de ses collègues des Finances et de la Fonction Publique : « L'acte que nous posons aujourd'hui, dépasse largement le cadre d'un engagement administratif ou d'un accord institutionnel. » Il s'agit d'un moment fondateur qui, d'après lui, « consacre une nouvelle étape dans la construction d'un pacte national pour l'emploi reposant sur une alliance stratégique entre l'Etat, le secteur privé et les partenaires sociaux. »
Accompagnée dans son processus d'élaboration par l'Organisation internationale du Travail (OIT) et l'agence italienne pour la coopération au développement en tant que partenaires techniques et financiers, la convention nationale Etat-Employeurs, véritable instrument opérationnel de la politique nationale de l'emploi, occupe une place centrale dans la création d'emplois productifs et décents, l'amélioration de l'employabilité, le développement de l'entreprenariat et le renforcement de l'écosystème du marché de travail, conformément à la politique nationale de l'emploi 2026-2034.
Ainsi, en créant une passerelle dans le système de formation et le monde du travail, « elle incarne une vision moderne de l'action publique fondée sur le partenariat, la responsabilité partagée et la recherche de résultats tangibles », a souligné le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle et technique, assurant que des résultats significatifs peuvent être obtenus lorsque l'Etat et le secteur prive conjuguent leurs efforts.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Se distinguant par son caractère profondément rénové et résolument tourné vers l'avenir, selon Moustapha Njeck Sarre, « la nouvelle convention tient compte des transformations majeures de notre économie marquée par la montée du numérique, l'émergence de nouveaux secteurs stratégiques, le développement de l'entreprenariat et les exigences croissantes de compétitivité. »
Aussi la nouvelle convention introduit-elle des mécanismes plus adaptés aux réalités des entreprises notamment « des mesures d'appui aux micros, petites et moyennes entreprises, des dispositifs renforcés d'apprentissage et qualification ainsi que des instruments visant à favoriser une insertion professionnelle durable », ajoute M. Sarre, qui précise qu'elle prend également tout son sens dans son alignement avec l'Agenda national de transformation Sénégal 2050.
Intervenant à la suite du ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle et technique, Cheikh Tidiane Sy du Conseil National du Patronat s'est félicité de voir se matérialiser cette importante décision que le patronat attendait depuis fort longtemps. Eminemment structurant, selon le représentant du patronat, « cet acte posé aujourd'hui (hier-Ndlr), traduit une volonté partagée pour consolider un cadre de coopération moderne équilibre et tourné vers l'avenir au service du développement économique et social de notre pays conformément aux objectifs de l'Agenda de transformation nationale Sénégal 2050. »
Il appelle cependant les entreprises à redoubler d'efforts pour demeurer compétitivité, innovation et création d'emplois durables, face à un environnement national marqué par des incertitudes persistantes : des mutations technologiques rapides et une concurrence accrue. Cheikh Tidiane Sy a également plaidé pour un esprit de transparence, de responsabilité et de redevabilité, afin que les engagements pris par chacune des parties soient respectés.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre des Finances et du budget, Cheikh Diba considère que cette convention doit se lire comme un engagement solennel pour l'avenir de la jeunesse et comme un instrument majeur de transformation structurelle. A travers sa présence lors la cérémonie de signature, il réaffirme l'engagement ferme de l'Etat du Sénégal à faire du levier budgétaire un moteur d'insertion professionnelle et croissance inclusive.
Pour lui, la signature de cette nouvelle convention nationale Etat-Employés prives marque un tournant décisive dans l'approche gouvernementale de la politique de l'emploi.
Elle traduit, selon le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, la volonté commune de l'Etat et du patronat de renouveler et d'approfondir leur engagement en faveur de la promotion de l'emploi. « Cette convention au-delà du fait qu'elle favorise un cadre de coopération efficace entre l'Etat et le secteur privé, elle offre une passerelle aux jeunes dans la capitalisation de l'expérience professionnelle », a mentionné le ministre. Pour lui, « au-delà du nombre d'emplois créés, nous devons accorder une attention particulière à leur qualité. La promotion du travail décent, à travers le Programme Pays pour la Promotion du Travail décent (PPTD 2025-2029, doit rester au coeur de nos politiques publiques. »