La Federation of Progressive Unions (FPU) a convié la presse, hier, pour annoncer son rassemblement à l'occasion du 1ᵉʳ-Mai, vendredi prochain à partir de 10 heures à la salle des fêtes du Plaza, à Rose-Hill. Organisé avec plusieurs partenaires, dont l'Observatoire de la démocratie, le Rosa Luxembourg Institute, la Women League for Alternative Feminist Action et la Pro-Active Senior Citizens Association, le programme comprendra des interventions sur les réalités du monde du travail, tant à Maurice qu'à l'international et une cérémonie de dépôt de gerbes en hommage aux luttes des travailleurs.
Le président de la FPU, Enrico Permall, a dressé un tableau « alarmant »de ce que peu auraient anticipé, après les élections de 2024. Il évoque une crise politique locale, marquée par des désillusions ; et une crise socio-économique avec les mesures post- budgétaires 2025-26. Parmi les impacts cités : la révision de l'âge d'éligibilité à la pension de vieillesse, la réduction des allocations et la hausse du coût de la vie sur les produits de base, le pain et le carburant. « C'est une cascade de prix qui pèse lourdement sur le pouvoir d'achat », souligne-t-il, tout en évoquant les répercussions des tensions internationales et géopolitiques sur les économies insulaires.
Dans ce contexte, la Fête du travail se déroulera dans un climat marqué par des inquiétudes d'un retour à des périodes économiques difficiles. « Le discours officiel parle de résilience, mais pour beaucoup, il s'agit avant tout de survie.» Il invite le public à venir s'informer et échanger lors de l'événement. Vissen Appavoo a insisté sur l'appauvrissement de la classe travailleuse et la dépendance du pays aux importations de produits de base.