Sénégal: Tabaski - Les besoins en moutons estimés à 45 000 têtes dans la région de Matam (Directeur)

Matam — Les besoins en mouton de la région de Matam pour la Tabaski sont estimés cette année à 45 000 têtes, a indiqué, vendredi, le directeur régional de l'élevage, docteur Ousmane Fall.

"Les besoins en moutons pour la Tabaski dans la région de Matam sont estimés à 45 000 têtes. Au total, huit points de vente sont retenus comme l'année dernière, à savoir six pour le département de Matam, un à Kanel et un autre à Ranérou", a-t-il déclaré lors d'une réunion destiné aux préparatifs de la fête religieuse.

Concernant les sorties, c'est à dire des moutons devant être convoyés vers d'autres régions comme Dakar, Thiès, Saint-Louis et la sous-région, le nombre n'est pas pour le moment conséquent, a-t-il signalé lors de cette réunion à laquelle a pris part l'adjoint au gouverneur de la région, en charge du développement, Tafsir Baba Anne, et plusieurs chefs de service.

Selon le directeur régional de l'élevage de Matam, cette situation s'explique par le fait que la production locale est importante, "ce qui fait que le marché local ne peut pas tout absorber".

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A l'en croire, les producteurs sont obligés d'envoyer le reste dans les autres régions, en Gambie et en Guinée Bissau pour y être écoulés.

Selon Ousmane Fall, un dispositif de veille sanitaire a été mis en place dans les points de vente retenus où "la vigilance sera de mise", avec des activités de surveillance pour assurer aux populations une bonne préparation de cette fête.

"Nous allons travailler avec la SENELEC, la SEN'Eau, les Forces de défense et de sécurité (FDS). Tous ces secteurs seront mis à contribution pour que la Tabaski 2026 puisse se passer dans de bonnes conditions dans la région de Matam", a-t-il dit.

Il a relevé que les prix risquent d'être élevés à cause du coût de l'aliment de bétail, mais il dit espérer que l'Etat va prendre les mesures nécessaires pour soulager les populations sur ce point.

Lors de la réunion, des intervenants ont évoqué la présence de la variole caprine, une pathologie virale spécifique aux caprins.

"Généralement les caprins ne sont pas abattus lors de la Tabaski, ce qui fait qu'il y a moins de risques de contamination", a précisé le directeur régional de l'élevage.

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