Le Commonwealth Students' and Youth Welfare Group a été officiellement lancé le mardi 21 avril, à la municipalité de Port-Louis, lors d'une cérémonie réunissant plusieurs personnalités mauriciennes et étrangères ayant le même objectif : faire de la jeunesse, de l'inclusion et de l'accès à l'éducation des priorités concrètes. L'événement a aussi été marqué par le lancement symbolique de l'organisation par le président de la République, Dharam Gokhool.
Prenant la parole, le président et fondateur du groupe, Mohammad Yaaseen Edoo, a livré un témoignage personnel fort, revenant sur un parcours marqué, selon ses mots, «non par le privilège, mais par la persévérance». Il a expliqué qu'il n'avait pas eu accès à l'école primaire durant son enfance mais il a été soutenu par plusieurs personnes, qui ont contribué à changer le cours de sa vie. Cette trajectoire l'a mené jusqu'à une reconnaissance internationale, notamment avec le Queen's Young Leaders Award.
Pour lui, cette nouvelle structure doit devenir «un phare d'espoir», capable de soutenir les étudiants et les jeunes dans leur développement éducatif et personnel, tout en favorisant le leadership, l'innovation, la responsabilité sociale et la coopération entre pays du Commonwealth.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Invité venu de l'Inde, Hari Om Dahiya, président du Commonwealth Students' Welfare Group of India, a salué le travail accompli par Mohammad Yaaseen Edoo, en particulier en faveur des personnes en situation de handicap. Il a rappelé que l'idée d'implanter une telle organisation à Maurice avait mûri pendant plusieurs années, avant de se concrétiser à la faveur d'un long processus d'enregistrement et de collaboration. Il a aussi assuré du plein soutien de la branche indienne.
Le lord-maire de Port-Louis, Aslam Hosenally, a, pour sa part, estimé que cette initiative ouvre un espace essentiel de dialogue, de collaboration et de plaidoyer, tout en permettant d'accompagner une nouvelle génération de leaders vers un avenir plus inclusif et durable.
Le ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed, a abondé dans le même sens, insistant sur le fait que l'inclusion n'est pas un acte de charité mais une question de droits, de justice, de dignité et d'égalité. Il a plaidé pour une meilleure accessibilité des bâtiments et espaces publics, affirmant qu'une société ne peut se dire inclusive si ces obstacles persistent.
Dharam Gokhool a salué une initiative «louable» appelée, selon lui, à avoir un impact durable sur la jeunesse, l'inclusion et la participation citoyenne au pays.