Sénégal: Sédhiou honore Amadou Mapathé Diagne, pionnier de la littérature africaine en langue française

Sédhiou — Le centre culturel régional, en partenariat avec le Cercle des écrivains et poètes de Sédhiou (CEPS), a rendu un hommage solennel à Amadou Mapathé Diagne (1886-1976), premier écrivain noir en langue française en Afrique occidentale française (AOF) et mémoire de la commune à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur célébrée à Sédhiou.

Figure emblématique de la littérature sénégalaise peu connue, Amadou Mapathé Diagne, né à Gandiol à Saint-Louis où il a fait sa scolarité, est devenu instituteur en 1907 et inspecteur de l'enseignement en 1942. Ce pionnier aux multiples visages a enseigné à saint-Louis, Dakar, Fatick et Sédhiou.

La cérémonie d'hommage organisée, jeudi, dans le jardin de la maison d'Amadou Mapathé Diagne, au quartier Moricounda, a réuni écrivains, poètes, acteurs culturels et élèves.

L'événement a été marqué par des lectures, des prestations de slam et des expositions d'ouvrages, dans une atmosphère de transmission et de reconnaissance,

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Le directeur du Centre culturel de Sédhiou, Youssouph Diatta, a rappelé que Sédhiou comme partout dans le monde célèbre ce 23 avril consacré au livre et au droit d'auteur.

Revenant sur l'hommage rendu à Amadou Mapathé Diagne, il estime qu'au-delà de son statut de premier écrivain africain de l'AOF, il fut également le premier inspecteur de l'enseignement et le premier secrétaire municipal de la commune de Sédhiou.

Auteur du premier roman africain de langue française de l'AOF, "Les trois volontés de Malic" publié en 1920 dans la célèbre collection "Livres roses pour la jeunesse" des éditions Larousse, il incarne une figure fondatrice de la littérature africaine moderne, dont l'héritage continue d'inspirer les générations, a déclaré Youssouph Diatta.

Le roman de Diagne met en scène la vie d'un jeune sénégalais Malick dont les trois volontés étaient : d'aller à l'école, d'apprendre un métier utile et de forger son avenir.

Il aborde des thèmes liés à l'éducation, la tradition et la modernité et était destiné aux écoliers.

Le président du cercle des écrivains et poètes de Sédhiou, le professeur Ibrahima Cissé dit Makalou, a rappelé que cette journée était un prétexte pour honorer "un grand homme de la littérature africaine", en présentant un ouvrage collectif des jeunes écrivains de Sédhiou.

Ce livre collectif rend hommage à un autre pilier de la culture locale, Abdoulaye Dandan Diédhiou, musicien et formateur à l'Ucaz-Band de Sédhiou.

Le livre, vecteur de transmission et de paix.

Les communications et débats organisés ont porté sur les défis et l'héritage de la littérature sédhioise, ainsi que sur le rôle du livre dans l'éducation et la transmission culturelle en Casamance.

Les organisateurs ont insisté sur l'importance de la lecture publique, en particulier pour les jeunes apprenants, afin de bâtir une société plus éclairée et plus sereine.

Le directeur du centre culturel a salué la mise en place de six Centres de lecture et d'animation culturelle (CLAC) dans la région, tout en plaidant pour la construction d'un centre culturel régional et la réhabilitation du Fort Pinet-Laprade, afin d'améliorer les conditions de travail des professionnels et des apprenants.

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