Le dossier des Chagos continue d'évoluer dans un contexte diplomatique marqué par des échanges soutenus entre Maurice, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Conseil des ministres a pris note qu'une conversation téléphonique a eu lieu le 22 avril entre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le conseiller à la sécurité nationale du Royaume-Uni, Jonathan Powell, portant sur l'accord en négociation concernant l'archipel.
Lors de cet échange, la partie britannique a réaffirmé son engagement en faveur de l'accord entre Maurice et le Royaume-Uni. De son côté, Navin Ramgoolam a indiqué que Maurice entendait réévaluer la situation et arrêter une position sur la marche à suivre après la tenue du Sommet des affaires États-Unis-Afrique, prévu du 26 au 29 juillet 2026 à Maurice.
Dans le même temps, une délégation du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO), conduite par Robbie Bulloch, s'est rendue à Maurice cette semaine. Les discussions, tenues le 22 avril avec l'Attorney General et des représentants du bureau du Premier ministre, ont porté sur l'avenir de l'archipel des Chagos Archipelago.
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Les représentants britanniques ont assuré que leur gouvernement restait engagé envers l'accord concernant les Chagos, y compris Diego Garcia. Toutefois, ils ont confirmé que le projet de loi relatif à la base militaire de Diego Garcia et au British Indian Ocean Territory ne serait pas examiné durant la session parlementaire en cours au Royaume-Uni.
Londres a souligné que la signature d'un Exchange of Notes actualisé entre le Royaume-Uni et les États-Unis constitue une condition indispensable pour faire avancer ce projet de loi. Bien que ce document ait déjà été approuvé par les agences américaines, il n'a pas encore reçu l'aval du président des États-Unis. Les autorités britanniques ont néanmoins indiqué poursuivre leurs échanges réguliers avec Washington sur ce dossier.
Par ailleurs, Olivier Bancoult et d'autres membres de la communauté chagossienne basés à Maurice, ainsi qu'un représentant des Seychelles, envisagent une mission au Royaume-Uni afin de faire entendre leur position sur l'accord en discussion. Cette initiative a été accueillie favorablement par la partie britannique, qui estime qu'elle permettra de refléter la diversité des opinions au sein de la communauté chagossienne sur cette question.