Au Mali, des affrontements ont éclaté samedi à la périphérie de Bamako ainsi que dans plusieurs localités du pays, opposant les forces armées maliennes à des groupes armés ayant mené des attaques coordonnées de grande envergure. Selon des sources concordantes, les combats se poursuivaient encore dans la journée, notamment autour de positions militaires et d'infrastructures stratégiques.
D'après des informations relayées par l'Agence France-Presse, les attaques ont visé en particulier des casernes ainsi que l'aéroport international de Bamako, considéré comme un site hautement symbolique et stratégique. Des tirs nourris ont également été signalés à Kati, ville voisine de la capitale qui abrite notamment la résidence du chef de la transition militaire Assimi Goïta.
Ces opérations ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par le Front de libération de l'Azawad (FLA), un mouvement séparatiste touareg. Dans un communiqué diffusé sur ses canaux de communication, le JNIM a évoqué une action coordonnée avec le FLA, ce qui, si cela est confirmé, constituerait une évolution notable dans les dynamiques entre groupes armés opérant au Mali.
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Le bilan humain reste provisoire. Au moins 16 personnes, parmi lesquelles des civils et des militaires, auraient été blessées, tandis que les autorités maliennes indiquent que plusieurs assaillants ont été neutralisés. La situation demeure toutefois difficile à évaluer avec précision, notamment dans certaines zones du nord comme Kidal, dont le contrôle est revendiqué par des groupes rebelles.
Ces événements s'inscrivent dans un contexte sécuritaire déjà fragile au Mali, marqué depuis plus d'une décennie par la présence de groupes jihadistes, de mouvements séparatistes et de milices locales. Malgré les opérations militaires menées par les autorités maliennes et leurs partenaires successifs, ces groupes conservent une capacité de nuisance significative, y compris dans des zones jusque-là relativement sécurisées.
Face à cette escalade, les autorités ont instauré un couvre-feu de trois jours à Bamako. Cette mesure vise officiellement à protéger les populations civiles et à faciliter les opérations des forces de défense et de sécurité.
Ces attaques coordonnées figurent parmi les plus importantes enregistrées ces dernières années dans le pays, illustrant la persistance des défis sécuritaires et les recompositions en cours entre acteurs armés dans la région sahélienne.
