Ile Maurice: Joany Leong Tip - L'amour des chevaux a pris les rênes

interview

Discrète mais déterminée, Joany Leong Tip appartient à cette génération de passionnés qui vivent les courses hippiques loin des projecteurs, au plus près des chevaux. Née dans un univers bercé par les analyses et les retransmissions du week-end, elle hérite très tôt de la passion de son père, qui lui transmet les codes et les subtilités de ce milieu.

De simple spectatrice, elle devient progressivement actrice. Ses études à Singapour ne freinent pas cet attachement : elle franchit un cap en acquérant une première part dans un cheval, Power and Glory, posant ainsi les bases d'un engagement plus concret.

Son parcours prend une nouvelle dimension à Maurice, où elle s'implique auprès d'écuries et vit des moments fondateurs au Champ-de-Mars, notamment une journée marquée par plusieurs victoires sous ses couleurs. L'achat de Freedom, son premier cheval, scelle définitivement ce lien intime avec les courses.

Entre Singapour, Dubaï et Maurice, elle observe différents modèles, mais reste attachée à l'émotion unique des courses mauriciennes.

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À l'approche de la Duchesse 2026, Joany Leong Tip, membre de l'écurie Foo Kune, incarne une passion exigeante, faite de patience, de discipline et d'espoir - avec, en ligne de mire, un rêve assumé : remporter une course classique.

🟥 Comment est née votre passion pour les courses ?

Elle vient de mon père. Je regardais les courses avec lui, je les enregistrais même pour qu'il puisse les analyser. Peu à peu, j'ai appris à reconnaître les chevaux, les jockeys et les stratégies. C'est devenu une vraie passion.

🟥 A-t-il joué un rôle déterminant ?

Oui, essentiel. Papa m'a transmis les bases et m'a laissée découvrir à mon rythme. Sans lui, cette passion n'aurait sans doute pas pris autant de place.

🟥 Quel a été le déclic vers un engagement plus concret ?

À Singapour, quand j'ai acheté une part dans Power and Glory. C'était une première implication réelle, le début d'un rêve.

🟥 Votre moment le plus marquant aux courses ?

Une journée au Champ-de-Mars avec trois gagnants.Vivre cela sur la piste, avec l'ambiance et l'adrénaline, est indescriptible.

🟥 Que représente votre premier cheval, «Freedom» ?

Beaucoup d'émotion. C'était le premier, donc forcément spécial. Chaque victoire avait une saveur unique.

🟥 Que retenez-vous des expériences à l'étranger ?

Singapour est très structuré, Dubaï impressionnant. Mais Maurice reste unique par son ambiance et sa proximité avec le public.

🟥 Comment vivez-vous cette passion au quotidien ?

Avec organisation. Je vais aux écuries tôt le matin, je suis les chevaux de près. C'est exigeant, mais naturel quand on aime.

🟥 Les courses restent-elles un univers masculin ?

Moins qu'avant. De plus en plus de femmes s'impliquent et c'est une évolution positive.

🟥 Comment gérez-vous les échecs ?

Avec humilité. Les courses sont imprévisibles. Il faut accepter les hauts et les bas.

🟥 Et l'aspect financier ?

Il faut être lucide, mais pour moi, ce n'est pas central. Ce que j'achète surtout, ce sont des émotions.

🟥 Vos ambitions pour la Duchesse 2026 ?

J'espère bien faire. Mais dans une classique, tout peut arriver.

🟥 Votre objectif cette année ?

Gagner une course classique, c'est le rêve ultime.

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