Afrique: Dakar dit 'suivre avec une vive préoccupation' l'évolution de la situation sécuritaire au Mali

Dakar — Le gouvernement du Sénégal a "condamné" samedi avec "la plus grande fermeté" les attaques armées coordonnées, perpétrées le même jour au Mali, déclarant notamment "suivre avec une vive préoccupation" l'évolution de la sécuritaire dans le pays."Le Gouvernement de la République du Sénégal suit avec une vive préoccupation l'évolution de la situation sécuritaire au Mali, marquée par des attaques coordonnées, perpétrées ce 25 avril 2026 contre plusieurs positions militaires et zones urbaines", indique un communiqué du ministère de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur.

Le gouvernement sénégalais dit en même temps "condamner avec la plus grande fermeté ces actes de violence, attribués à des groupes armés terroristes, qui mettent gravement en danger les populations civiles et portent atteinte à la stabilité du Mali et de l'ensemble de la région".Il exprime "sa pleine solidarité" au gouvernement et au peuple maliens, ainsi que ses condoléances émues aux familles des victimes, réaffirmant son soutien aux forces de défense et de sécurité maliennes engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Le gouvernement sénégalais ne manque de réaffirmer son attachement à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Mali tout en appelant à un renforcement de la coopération entre les États de la région, notamment dans le cadre des mécanismes existants, afin de faire face à cette menace commune.Dakar réitère ainsi sa disponibilité à œuvrer en faveur du rétablissement durable de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région. L'armée malienne a affirmé, samedi, à la mi-journée avoir le contrôle de la situation alors que Bamako, la capitale et d'autres localités font l'objet depuis l'aube d'attaques armées d'ampleur vraisemblablement coordonnées.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Dans un communiqué rendu public quelques heures après le début des affrontements l'état-major général des armées maliennes fait savoir que les opérations de ratissage continuaient. Il assure en même temps que "la situation est sous contrôle".

Il rapporte que les groupes armés ayant attaqué certaines parties du pays avaient "immédiatement essuyé de violents revers grâce au professionnalisme et à l'engagement des FAMA (forces armées maliennes)".

"Plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements (ont été) détruits", déclare l'état-major de l'armée malienne qui appelle les Maliens à garder leur calme, à faire preuve de discernement tout en évitant de relayer des vidéos et message visant à alimenter l'inquiétude générale.

Des combats ont éclaté tôt le matin à la périphérie de Bamako et dans d'autres localités du Mali et se poursuivaient encore, l'armée malienne tentant de repousser des attaques coordonnées d'ampleur de groupes armées, ont rapporté plusieurs médias.

"Des combats sont en cours depuis tôt samedi à la périphérie de la capitale malienne Bamako et dans plusieurs localités dans l'intérieur du pays entre militaires et groupes armés ayant mené plusieurs attaques coordonnées notamment des casernes", avait un peu plus tôt indiqué l'Agence France Presse, citant un communiqué de l'armée malienne.

Des tirs très intenses étaient aussi entendus dans la ville voisine de Bamako, Kati, qui abrite la résidence du chef de la junte, assure l'AFP qui fait état d'une situation incertaine à Kidal, la grande ville du nord dont les rebelles touareg maliens du Front de Libération de l'Azawad (FLA) revendiquent le contrôle samedi.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.