Luanda — Le Représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, Francisco José da Cruz, a qualifié cette semaine à New York (États-Unis) le Corridor de Lobito de projet stratégique et de moteur essentiel du commerce, de la connectivité et du développement industriel, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le diplomate a tenu ces propos lors du Forum du Conseil économique et social sur le financement du développement, selon un communiqué de presse de la Mission permanente de l'Angola auprès des Nations Unies, reçu aujourd'hui par ANGOP.
À cette occasion, le chef de la mission diplomatique a indiqué que l'Angola investit dans des secteurs clés pour soutenir la transformation structurelle, notamment l'agriculture, les infrastructures et les énergies renouvelables, à travers des initiatives telles que le Projet de développement de l'agriculture familiale et de la commercialisation (MOSAP III).
Le diplomate a également mentionné la mise en œuvre par l'Exécutif angolais du Programme d'appui à la production, à la diversification des exportations et à la substitution des importations (PRODESI), qui vise à accroître la productivité et à promouvoir la diversification économique.
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Par ailleurs, Francisco José da Cruz a souligné que l'Angola continue de faire face à des défis structurels communs à de nombreux pays en développement, tels que des coûts d'emprunt élevés, des marges de manœuvre budgétaires limitées et la nécessité d'accélérer la diversification économique.
À cet égard, le diplomate a mis en avant les progrès accomplis en matière de mobilisation des ressources nationales, d'amélioration du climat des affaires et de promotion d'une croissance durable et inclusive, conformément au Plan national de développement 2023-2027.
Malgré ces efforts, il a reconnu que l'environnement extérieur demeure contraignant, avec des coûts d'investissement élevés, un accès limité aux financements concessionnels et des obligations croissantes liées au service de la dette, ce qui limite la capacité d'investir à l'échelle nécessaire.
Dans ce contexte, il a plaidé pour un financement plus accessible et moins coûteux, une coopération internationale renforcée en matière de dette, et une architecture financière internationale plus inclusive et efficace, ainsi que pour une intervention accrue des institutions financières internationales et des banques multilatérales de développement afin de fournir un financement accessible à long terme.
Tout au long de son intervention, l'ambassadeur, conformément au document susmentionné, a souligné l'importance de promouvoir la coopération budgétaire internationale dans le cadre des Nations Unies, ainsi que d'enrayer le déclin de l'aide publique au développement, en particulier aux pays les plus démunis.
L'ambassadeur angolais a également salué l'adoption de l'Engagement de Séville comme nouveau cadre mondial pour le financement du développement.
À cet égard, il a ajouté que l'Angola se félicitait du lancement de la Plateforme des emprunteurs, y voyant une mesure concrète pour renforcer la voix des pays endettés face aux défis liés à la dette. Il a réaffirmé la nécessité de la mise en œuvre de l'Engagement de Séville afin de produire des résultats tangibles au niveau national, en soutenant la transformation économique et la résilience.
En conclusion, Francisco da Cruz a réaffirmé l'engagement de l'Angola à œuvrer avec tous ses partenaires pour promouvoir un cadre de financement mondial plus équitable et efficace.