Ile Maurice: Trois charges retenues contre les deux Mauriciens

Deux Mauriciens soupçonnés d'être impliqués dans une vaste tentative d'importation de drogue interceptée dans l'océan Indien font face à trois accusations distinctes sous la Dangerous Drugs Act. Selon le Police Press Office, les enquêteurs ont retenu trois charges d'«attempt to import dangerous drugs», chacune liée aux différentes substances saisies lors de l'opération internationale baptisée BALDOR.

L'opération coordonnée le 9 avril, avec la collaboration des autorités de Maurice, de La Réunion et des Seychelles, a permis la saisie d'une cargaison estimée à environ Rs 3,51 milliards. Les stupéfiants, en provenance d'Afghanistan selon les premiers éléments de l'enquête, étaient destinés au marché mauricien. La cargaison comprenait de la cocaïne évaluée à près de Rs 1,815 milliard, de l'héroïne estimée à Rs 1,62 milliard, ainsi que du cannabis d'une valeur d'environ Rs 75,6 millions.

Les investigations ont permis d'identifier deux Mauriciens soupçonnés d'avoir participé à la récupération de la drogue en haute mer. Arrêtés par la police, ils ont comparu devant la Bail and Remand Court sous une accusation provisoire d'importation de drogue. La police a objecté à leur mise en liberté, invoquant la gravité des faits et l'ampleur du réseau international impliqué.

Les deux suspects seront poursuivis séparément pour chaque type de drogue saisie. Une charge concerne la tentative d'importation de cocaïne, une autre l'héroïne, et une troisième le cannabis. L'enquête a été confiée à l'ADSU du port, qui devra établir le rôle exact des deux Mauriciens dans cette opération.

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Les enquêteurs analysent leurs déplacements, leurs communications, ainsi que leurs contacts présumés avec des membres de l'équipage du bateau intercepté. Les autorités cherchent également à déterminer s'ils agissaient pour le compte d'un réseau local chargé de récupérer et de distribuer la drogue à Maurice.

Par ailleurs, les charges retenues contre les deux Mauriciens diffèrent de celles visant les dix membres d'équipage de différentes nationalités - quatre Pakistanais, trois Tanzaniens, deux Éthiopiens et un Iranien - qui feront l'objet d'enquêtes distinctes par les autorités réunionnaises. Ces derniers seront poursuivis selon la législation applicable dans leur juridiction.

Entre-temps,les autorités ont confirmé que la majeure partie de la drogue saisie a été détruite pour des raisons de sécurité. Seuls des échantillons ont été conservés par les autorités françaises à des fins forensiques. Ces prélèvements serviront aux analyses scientifiques et seront produits comme pièces à conviction lors des procédures judiciaires.

Les enquêteurs n'écartent pas d'autres arrestations.L'enquête de l'ADSU se poursuit afin d'identifier l'ensemble du réseau derrière cette tentative d'importation massive de drogue destinée au marché mauricien.

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