Sénégal: Le collectif «Y'en a marre» organise une conférence pour évaluer les actions du gouvernement

Le collectif citoyen « Y'en a marre » a organisé un évènement samedi 25 avril place de la Nation, à Dakar. L'initiative, qui a réuni citoyens et figures politiques de différents bords, est présentée comme une évaluation populaire de l'action gouvernementale deux ans après l'arrivée du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Pendant que des rappeurs performent sur scène, des fonctionnaires, agriculteurs, artistes et étudiants débattent de la trajectoire prise par le régime et confrontent les promesses aux résultats. Coût de la vie, crise à l'université, pertes agricoles post-récoltes colossales, faute de stockage : les préoccupations sont diverses.

Ngagne Demba Touré est venu les écouter. Il représente le Pastef au pouvoir en tant que coordinateur national des Jeunes patriotes du Sénégal : « Nous sommes là et nous avons fait le tour des stands et nous avons échangé avec eux. Le gouvernement reste ouvert. Les voies de dialogue et de concertation vont demeurer. »

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Derrière son stand, Boubacar Fall, coordinateur du Rassemblement des travailleurs licenciés du Sénégal, aurait espéré plus que de l'écoute : « C'est une bonne chose mais nous croyons davantage en l'action. Ils nous ont beaucoup promis avant d'arriver au pouvoir. Depuis l'arrivée de ce régime, on a constaté 30 633 Sénégalais licenciés dans différentes structures comme le port autonome de Dakar, le Grand Théâtre, etc. »

Côté avancées, plusieurs participants parlent de progrès dans la gestion des ressources naturelles. Cette semaine, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé que l'État reprenait le contrôle du bloc gazier Yakaar-Teranga. Le développement du gisement, l'un des plus importants du Sénégal, impliquait jusqu'alors une entreprise américaine.

Pour Moussa, le régime tient ses promesses sur ce dossier : « Cela permettra de réduire drastiquement le coût de l'électricité. Il y a d'autres dérivés possibles aussi avec les engrais. On contrôle ce qui nous revient de droit. Cela s'inscrit dans la logique d'une souveraineté qu'on assume pleinement et c'est fondamental pour le peuple sénégalais. »

Les organisateurs du collectif citoyen « Y'en a marre » prévoient d'étendre ce concept d'évaluation populaire au-delà de la capitale, jusque dans les régions.

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