Dans un communiqué diffusé ce lundi sur le réseau social X, ils indiquent que ce retrait intervient « conformément à la décision conjointe des autorités de la République du Mali ». Le texte précise que « les militaires blessés ainsi que le matériel lourd ont été évacués ».
Selon les mêmes sources, après des négociations, les éléments d’Africa Corps, aux côtés des forces armées maliennes, ont quitté la ville en direction de Gao. Les autorités civiles présentes sur place ont également été évacuées. Les autorités de transition évoquent un « repositionnement » en dehors de Kidal, confirmant ainsi leur absence actuelle dans la localité.
La veille, les rebelles autonomistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) avaient annoncé avoir conclu un accord avec les forces russes afin de garantir un retrait sécurisé. Leur porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a déclaré que les militaires maliens et leurs alliés russes s’étaient retirés de la ville dans la soirée de dimanche.
Malgré ce retrait, le communiqué d’Africa Corps souligne que « le personnel continue de remplir des missions de combat », tout en décrivant une situation « compliquée » dans le pays, selon des propos rapportés notamment par RFI.
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Cette évolution suscite des inquiétudes parmi les populations locales, qui redoutent une instabilité persistante dans la région.
Par ailleurs, la recrudescence des violences dans cette zone du Sahel pourrait avoir des répercussions sur certaines activités économiques, notamment le transport et le commerce de bétail, à l’approche de l’Eid el-Kebir. Le Mali étant l’un des principaux fournisseurs de bétail en Afrique de l’Ouest, d’éventuelles perturbations pourraient affecter les marchés régionaux.