Tchad: Six opposants du GCAP, toujours détenus, ont été entendus à la police judiciaire

Les huit opposants, interpellés samedi 25 avril à Ndjamena, sont toujours détenus à la Coordination de la police judiciaire de la capitale ce lundi 27 avril. Leurs soutiens affirment qu'aucun mandat d'arrêt n'a été présenté pour expliquer ce coup de filet. Tous sont des présidents de partis d'opposition rassemblés au sein du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP).

Au Tchad, deux des huit détenus ont été auditionnés, lundi 27 avril, en présence de leurs conseils. Il s'agit de Max Kemkoy président de l'UDP et de Nassour Koursami, prédisent du parti Les patriotes. Ils avaient refusé, dimanche, d'être entendus sans leurs avocats, bloqués à l'entrée de la Coordination de la police judiciaire de Ndjamena.

Les six autres, eux, avaient accepté d'être auditionnés dès dimanche en l'absence de leurs conseils. Ce 27 avril, dans l'après-midi, leurs déclarations ont été relues avec leurs avocats. Selon des proches, les procès-verbaux devraient être signés demain, mardi 28 avril, avant un possible transfert au parquet.

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On en sait aussi un peu plus sur les raisons de ces arrestations. D'après une source proche du dossier, le procureur a porté plainte contre les huit opposants. Il leur reproche d'avoir envisagé une marche de protestation, le 2 mai, avec, selon lui, des intentions insurrectionnelles et un risque de trouble à l'ordre public.

Pour rappel, ces arrestations ont eu lieu au lendemain de la dissolution du GCAP, décidée vendredi 24 avril, par un décret de la Cour suprême. Une décision justifiée par les autorités, après l'appel lancé par le GCAP à une marche d'indignation et de protestation pacifique, le 2 mai prochain.

Une source proche des autorités affirme que le procureur de la République doit organiser une conférence de presse pour rendre publiques les détails de l'affaire.

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