En Centrafrique, quatre mois après les élections générales du 28 décembre dernier, les Centrafricains étaient une fois de plus appelés aux urnes, dimanche 26 avril 2026, pour le second tour des élections législatives, régionales ainsi que les élections partielles. Malgré une faible participation relevée par les observateurs, les scrutins se sont déroulés dans le calme, sans incident, dans l'ensemble des circonscriptions concernées.
Selon l'autorité nationale des élections (ANE), environ 1 240 000 électeurs, soit 51,7 % du corps électoral, ont pris part aux scrutins. Ils se sont déroulés dans 19 préfectures sur les 20 que compte la République centrafricaine.
Mathieu Seramelet, rapporteur de l'ANE, présente les étapes à suivre. « Il y a eu dépouillement au niveau de chaque bureau de vote. Au niveau du centre de traitement des données, nous avons commencé à recevoir les enveloppes en provenance de chaque démembrement et après, c'est chaque soir, nous aurons à publier les résultats. Bureau de vote par bureau de vote ».
« Des résultats qui sortent effectivement des urnes »
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Le second tour concernait 46 circonscriptions, tandis que des élections partielles se tenaient dans dix autres. Zéphirin Kaya, coordonnateur technique des opérations électorales du Réseau Arc-en-ciel, dresse le bilan de ces scrutins pour lesquels « les incidents sont mineurs ».
« Les forces de l'ordre ont assumé dans la plénitude de leur mission pour garantir le bon déroulement du scrutin, explique-t-il. Nous demandons aux agents de l'ANE de faire leur travail, d'être professionnels et que ces résultats soient des résultats qui sortent effectivement des urnes ».
De son côté, la Minusca, la force des Nations unies en Centrafrique, qui a contribué sur le plan logistique et sécuritaire à l'organisation de ces scrutins, salue des élections pacifiques et ordonnées. Désormais, l'Autorité nationale des élections dispose de huit jours pour publier les résultats.
Réélu à l'élection présidentielle avec 77,90 % des suffrages, le président Faustin-Archange Touadéra a été investi pour un troisième mandat le 30 mars dernier. Selon la présidence, il attend l'issue de ces scrutins pour former le premier gouvernement de la septième République.