Comores: Pour son Forum économique, l'océan Indien cherche à renforcer des échanges encore limités

Dans l'océan Indien, les économies restent encore peu connectées entre elles. Moins de 3 % des échanges commerciaux se font à l'intérieur de la région, malgré des marchés proches et des besoins similaires. Réunis depuis lundi 27 avril à Moroni, la capitale des Comores, pour le Forum économique des îles de l'océan Indien, responsables publics et acteurs privés affichent une même ambition : renforcer l'intégration régionale. Mais entre obstacles réglementaires et manque de connectivité notamment, le défi reste de taille.

Pour les participants, il faut améliorer les interconnexions entre les économies de la région. « Avoir les mêmes textes dans le cadre des codes des investissements pour faciliter les échanges entre les îles de l'océan Indien », pointe Moustoifa Hassani Mohamed, ministre comorien des Investissements.

« Le problème actuellement ce sont les barrières. Barrière de visa par exemple pour aller investir à La Réunion, ce n'est pas la même chose que si vous voulez investir à l'île Maurice ou bien à Madagascar, indique le ministre. C'est pourquoi nous cherchons à faire en sorte que nous puissions avoir des facilités qui seront réciproques pour toutes les îles ».

Le pari de la coopération économique régionale

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Pour Nadjati Soidiki, directrice générale de l'Agence comorienne pour la promotion des investissements, ces facilités passent notamment par une mutualisation de savoir-faire entre entreprises. « Il faut commencer à regarder beaucoup plus près géographiquement. Se mettre d'accord sur des filières communes pour passer à de la transformation. Redynamiser, discuter les uns avec les autres, conclure des partenariats pour essayer malgré des obstacles comme le problème de la connectivité pour pouvoir faire des affaires les uns avec les autres ».

Du côté du secteur privé, le forum doit permettre une mutualisation des relations, en observant les mesures communes qui « touchent des normes, des produits ou de qualité ou de marché », estime Sitti Djaouharia Chihabiddine, présidente de la nouvelle Organisation patronale des Comores. « C'est aussi l'occasion d'aborder des problèmes qui sont en commun pour l'achat. Faire des achats groupés, c'est toujours bien que d'acheter tout seul dans l'océan Indien ».

De son côté, le patronat comorien veut aussi servir de porte d'entrée vers de larges marchés régionaux, de la Ligue arabe à la Zone de libre-échange continentale Africaine (Zlecaf), et offrir aux entreprises de l'océan Indien un tremplin vers d'autres marchés. En plus des îles de l'océan Indien, d'autres nations sont attendues comme le Mozambique, la Côte d'Ivoire ou encore la Tanzanie.

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