La 18é édition du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua 18) a officiellement ouvert ses portes, le mardi 28 avril 2926, à l'Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) à Abidjan-Marcory. Sur le thème : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l'Afrique ».
La présidente du Sénat, Kandia Camara, marraine de l'événement, a félicité la fondation magic système pour cette initiative culturelle désormais incontournable en Afrique et ailleurs dans le monde. « Le Femua n'est pas seulement une célébration de la musique urbaine, il est un espace de réflexion, d'expression et de transformation sociale. Un carrefour où se rencontrent créativité, engagement citoyen et ambitions africaines », a déclaré Kandia Camara, précisant que l'intelligence artificielle longtemps perçue comme une réalité lointaine, est désormais au coeur des sociétés, transformant ainsi les modes de production, les systèmes sanitaires et éducatifs, les pratiques culturelles et les interactions sociales.
Toutefois, elle fait remarquer que l'intelligence artificielle peut accentuer les inégalités, fragiliser certains emplois, poser des défis ethniques et soulever des questions cruciales en matière de souveraineté numérique et de protection des données. « C'est pourquoi il importe de mettre en place des dispositifs juridiques et institutionnels solides afin d'encadrer son usage, protéger nos concitoyens et garantir une utilisation éthique et inclusive de ces technologies », a conseillé la présidente du Sénat.
Par ailleurs, elle invite les jeunes à se former, à innover et surtout à oser. « Faites de l'intelligence artificielle, un outil au service de vos ambitions et de celles de notre continent », a insisté Kandia Camara.
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La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a rendu un hommage appuyé au Chef de l'État, Alassane Ouattara pour son engagement constant en faveur de la culture en Côte d'Ivoire. Car, sous son leadership, la culture est reconnue comme un levier stratégique, de développement, de cohésion sociale et de rayonnement international. « Le Femua est devenu un rendez-vous clé continental, un espace d'expression, de partage, de fraternité et de fierté », a indiqué la première responsable de la culture en Côte d'Ivoire.
Aussi, a-t-elle félicité les initiateurs du Femua. « Grâce à vous le Femua est devenu un rendez-vous incontournable qui célèbre la musique, la créativité et le dynamisme de notre continent. Je suis fière de vous », a insisté Françoise Remarck, soulignant que le Femua se distingue non seulement par sa qualité artistique, sa programmation, mais également par son impact social, notamment à travers les actions en faveur de la formation, de l'éducation avec plus de 15 écoles construites dans plusieurs localités du pays.
Abondant dans la veine, le ministre de la Transition numérique et de l'innovation technologique, Djibril Ouattara, a fait ressortir que le Femua s'affirme désormais comme une véritable vitrine de la jeunesse africaine, un espace de réflexion en même temps qu'un puissant levier de valorisation de la richesse culturelle. C'est pourquoi il invite les uns et les autres, et particulièrement la jeunesse, à s'approprier l'intelligence artificielle comme un outil de développement.
« Soit nous saisissons l'opportunité, soit nous sommes menacés par la régression et le manque de compétitivité », a indiqué le ministre.
A l'en croire, dans le domaine culturel, l'intelligence artificielle peut contribuer à la valorisation et à la protection du patrimoine immatériel africain. Djibril Ouattara veut faire de la jeunesse africaine non pas de simples consommatrices, mais les véritables architectes des technologies émergentes.
A l'ouverture de cette édition plusieurs personnalités ont effectué le déplacement. Il s'agit entre autres, du président du conseil économique, social, environnemental et culturel, Dr Aka Aoulé ; du 1er vice-président du District autonome d'Abidjan, Danho Claude Oaulin ; la ministre du Portefeuille de l'Etat et des entreprises publiques, Mariatou Koné ; la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la lutte contre pauvreté, Myss Belmonde Dogo ; la ministre de la Femme, de la famille et de l'enfant, Nassénéba Touré, ainsi que le député-maire de la commune de Yopougon, Adama Bictogo.