La remise de certificats aux participants du Fish Processing Business Training, organisée dans le cadre du projet ILICO (Improvement of Livelihood of Coastal Communities through Sustainable Development of Blue Economy), s'est tenue à Andrea Lodges, à Union Ducray, St-Aubin, hier, en présence du ministre de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l'Économie bleue et de la Pêche, Arvin Boolell, et de l'ambassadeur du Japon à Maurice, Kan Mashiro. Mis en oeuvre avec le soutien du gouvernement japonais, à travers la Japan International Cooperation Agency (JICA), le projet vise à améliorer les moyens de subsistance des pêcheurs et de leurs familles en misant sur la diversification des revenus.
Plus de 150 pêcheurs ont ainsi bénéficié de formations pratiques dans plusieurs domaines, notamment la transformation du poisson, le filetage, le salage, le séchage, le fumage, l'emballage sous vide, mais aussi le jardinage, la culture fruitière et le compostage à base d'algues. La cérémonie a également été l'occasion de présenter les produits issus de ces formations, avec une dégustation de poisson frit, ainsi qu'une remise d'équipements, dont une cuisine mobile offerte par la JICA. Cet outil doit permettre aux bénéficiaires de mieux transformer et commercialiser leurs produits, au-delà de la simple activité de pêche.
Dans son intervention, l'ambassadeur du Japon a salué une coopération qui, selon lui, a permis de passer «des recherches scientifiques à des activités concrètes». Il a souligné que les participants ont démontré que le poisson peut devenir un produit à forte valeur ajoutée, capable de soutenir les familles et de renforcer les communautés côtières.
La cuisine mobile offerte par la JICA
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Arvin Boolell a, pour sa part, insisté sur l'importance de l'éducation et de la formation continue. Selon lui, l'économie bleue représente un secteur d'avenir pour Maurice, mais son développement ne pourra se faire sans les pêcheurs, qu'il a qualifiés d'acteurs essentiels. Le ministre a rappelé que l'ajout de valeur aux produits de la mer est indispensable pour créer des microentreprises plus solides, mieux structurées et capables de répondre aux normes sanitaires et commerciales.
Au-delà des certificats, cette cérémonie a surtout mis en lumière une ambition : faire de la pêche artisanale un levier d'entrepreneuriat local, inclusif et durable. En renforçant les compétences, notamment des femmes et des familles de pêcheurs, le projet ILICO entend inscrire les communautés côtières au coeur de la stratégie mauricienne pour une économie bleue plus résiliente.