Ce 29 avril, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles touaregs au Mali, s’est entretenu avec des confrères de l’Agence France-Presse (AFP) affirmant que la junte malienne au pouvoir à Bamako « va tomber tôt ou tard ».
S’appuyant sur ce qu’il décrit comme une offensive combinée, il évoque à la fois les actions des indépendantistes touaregs du FLA visant à reprendre le contrôle de l’Azawad, dans le nord du pays, et celles des groupes jihadistes affiliés au JNIM. « Face à l’offensive du FLA pour récupérer le territoire de l’Azawad, et à celle des jihadistes sur Bamako et d’autres villes, ils ne pourront pas tenir », a-t-il déclaré.
Le porte-parole a également affirmé que Kidal avait été « libérée » par les rebelles, tandis que Taoudénit serait déjà sous leur contrôle. Il a ajouté que Gao, Tombouctou et Ménaka figuraient parmi leurs prochains objectifs de libération. Par ailleurs, il a indiqué que leur objectif incluait le retrait de la Russie « de l’Azawad et, au-delà, de tout le Mali ».
De son côté, le chef de la transition malienne, Assimi Goïta, resté silencieux depuis les attaques, est réapparu mardi 28 avril. Il s’est rendu au chevet des victimes et a visité un hôpital de Bamako pour apporter son soutien aux militaires blessés.
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Il a également rencontré dans la capitale l’ambassadeur de Russie, partenaire stratégique du Mali. Selon certaines sources, des éléments russes présents aux côtés de l’armée malienne auraient quitté certaines zones de combat face à l’avancée des groupes rebelles.
Dans la soirée, après plusieurs heures de silence, le général Assimi Goïta s’est adressé à la Nation. Il a affirmé que « grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été porté aux assaillants », accusés de vouloir instaurer un climat de violence généralisée.
Il a salué la « bravoure » et le « sang-froid » des forces engagées, évoquant la neutralisation d’un nombre important d’assaillants et le maintien de la cohérence de la chaîne de commandement. Selon lui, au moment de son intervention, « le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent ».
Enfin, il a assuré que la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel se poursuivra, affirmant que les forces armées resteront mobilisées jusqu’au rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire.