Andriatahiana Rabarison, père de famille âgé de 51 ans, n'a jamais pu rentrer chez lui : la mort l'a fauché en chemin.
Samedi, en fin d'après-midi, à Andranomena. Une collision brutale entre une moto et une voiture. Un homme de 51 ans perd connaissance sur le coup. Il mourra à 3 heures du matin, le lendemain, sans avoir jamais repris connaissance. Rabarison Andriatahiana laisse derrière lui une épouse et trois enfants dévastés -- et une famille qui réclame justice.
La scène est filmée par une caméra de surveillance. Les images sont sans équivoque : la moto de Andriatahiana Rabarison circulait normalement sur sa voie lorsqu'un véhicule venant en sens inverse l'a violemment percutée. La moto a été projetée hors de la chaussée, le conducteur éjecté à grande distance. La voiture, elle, a terminé sa course contre un poteau électrique. La victime rentrait de son travail à Ivato pour rejoindre son domicile à Namontana.
À la douleur du deuil s'ajoute l'amertume. Selon la famille, le conducteur du véhicule impliqué n'a présenté ni excuses ni condoléances. Un silence pesant, vécu comme un affront par des proches déjà meurtris.
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Inquiétude
« Nous avons reçu l'appel à la maison. Mon mari, déjà inconscient, a été transporté d'urgence à l'hôpital. En le voyant pour la première fois, j'espérais encore qu'il survivrait. Je n'ai pas remarqué d'autres blessures sur son corps, à part celle à la tête, que je pensais pouvoir être soignée. Hélas, il est décédé à 3 heures du matin », raconte Randriamangatsalama Domoina, son épouse. Son fils, Tsiorinekena Ismaël Rabarison, était présent jusqu'au bout.
« Papa a d'abord été admis à l'hôpital d'Andohatapenaka, puis transféré à l'HJRA. Il n'a jamais repris connaissance. À l'HJRA, on nous a dit que c'était une personne en train de mourir que nous amenions, mais nous avons insisté pour qu'ils fassent tout leur possible. J'ai assisté à ses derniers instants avec maman et un membre de la famille. »
Le corps n'a pu être retiré de la morgue que lundi soir, après les examens requis. L'affaire doit être présentée au parquet ce jour, le même jour que l'enterrement. Un calendrier cruel, qui cristallise l'inquiétude de la famille. Celle-ci redoute que le dossier ne s'enlise et appelle les autorités, à tous les niveaux, à ne pas lâcher l'affaire.