Navin Ramgoolam a apporté des précisions sur le fonctionnement et les perspectives de la Cybercrime Unit, en réponse à une question du député Nitish Beejan. Selon les informations fournies par le commissaire de police, cette unité spécialisée est dirigée par un Assistant Superintendent (ASP), relevant du Deputy Commissioner of Police. Elle compte actuellement 17 officiers, incluant un autre ASP, un inspecteur, huit sergents et six constables.
Sur le plan opérationnel, 116 cas ont été référés à la Cybercrime Unit entre le 1eᣴ novembre 2025 et le 23 avril 2026. Parmi ces dossiers, un seul a été présenté en Cour, six ont conduit à des arrestations, les suspects ayant été libérés sous caution. Les enquêtes se poursuivent dans les autres cas, traduisant la complexité croissante des infractions liées au numérique.
Face à ces défis, le gouvernement reconnaît des contraintes opérationnelles et annonce une série de mesures pour renforcer les capacités de l'unité. Celle-ci collabore avec la Police IT Unit, qui fournit un appui technique et médicolégal 24 heures sur 24. Et selon un protocole d'accord signé en janvier 2026 avec le CERT-MU et le Data Protection Office, un laboratoire de criminalistique numérique est disponible.
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Par ailleurs, des formations sont dispensées aux officiers avec l'appui d'organisations internationales afin d'améliorer leur expertise en cyberenquêtes et en analyse forensique.
Sur le plan international, le gouvernement a engagé des discussions avec les autorités indiennes, notamment à Delhi, en vue d'une coopération renforcée. Parmi les projets envisagés figurent la mise en place d'un centre de commandement et de contrôle ainsi que le développement de capacités avancées en foren- sique. En parallèle, des amendements à la Cybersecurity and Cybercrime Act sont en préparation, notamment en matière de protection des infrastructures critiques et des mineurs en ligne.