Suite aux violences intercommunautaires qui ont fait des dizaines de morts de samedi à lundi, au moins 42, selon un bilan officiel, près de 60, selon de bonnes sources, le président tchadien Mahamat Idriss Déby est depuis mardi soir dans la région du Dar Tama, province du Wadi Fira, dans l'est du Tchad. Il assure que l'État a pour objectif de sécuriser la frontière avec le Soudan et de désarmer les civils.
Uniforme, galons, bâton de maréchal, Mahamat Idriss Déby a voulu démontrer son autorité dès sa descente d'hélicoptère à Igot. Il a rencontré les autorités locales, traditionnelles, militaires, et la délégation gouvernementale présente depuis dimanche 26 avril pour tenter d'apaiser une situation née d'une querelle autour d'un puits entre femmes des communautés tama et zaghawa, et qui s'est envenimée avec l'arrivée de miliciens zaghawas soudanais ayant franchi la frontière avec leurs armes et leurs véhicules.
De bonnes sources, le chef de l'État chercherait à Igot un moyen traditionnel de règlement du conflit. Selon la communication officielle de la présidence tchadienne, toutes les localités de l'Est font face au risque de débordement de la guerre au Soudan, les priorités sont donc la sécurisation de la frontière et le désarmement des populations civiles.
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Mahamat Idriss Déby a pris l'habitude de se déplacer dans les régions touchées par des conflits locaux, mais nombre d'observateurs estiment que sa présence est une « illusion » et s'inquiètent de l'absence de solutions étatiques aux problèmes de fond qui engendrent ce type de violences.
