Congo-Kinshasa: Plusieurs ménages victimes de pillages et de violences à Masisi

Plusieurs ménages ont été victimes de pillages et de violences lors d'une incursion d'hommes armés non identifiées survenues dans la nuit de mardi à mercredi 29 avril dans le village de Kishonja, groupement Buabo, en territoire de Masisi (Nord-Kivu).

Selon des sources locales, les assaillants ont systématiquement pillé les habitations, tandis que certains habitants ont été soumis à des actes de torture.

Deux attaques en 24 heures

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Les mêmes sources indiquent que ce banditisme rural récurrent contraint désormais de nombreuses familles à vivre comme des déplacés internes au sein même de leurs villages, faute de conditions sécuritaires minimales.

Cette attaque à Kishonja est intervenue seulement 24 heures après une autre incursion armée enregistrée dans la soirée de lundi 27, dans l'enceinte de l'école primaire de la 8e CEPAC, située au chef-lieu du territoire de Masisi.

Déplacements massifs

Des sources concordantes rapportent que près d'une centaine de ménages des quartiers Bireré et camp Sayo y avaient trouvé refuge après avoir fui des attaques armées dans leurs villages respectifs. Installées dans ce site comme déplacés, ces familles espéraient y bénéficier d'une relative protection.

Cependant, surpris par des hommes armés, ces sinistrés ont de nouveau été dépouillés de tous leurs biens, notamment des chèvres, des poules, des dindons, de l'argent et des vêtements.

Ces attaques, souvent accompagnées de tirs d'armes légères, entretiennent un climat de peur permanente dans le territoire de Masisi. Bien que la zone soit sous contrôle de l'AFC-M23, d'autres groupes armés dits Wazalendo y opèrent également.

Des barrières illégales

Des sources de la société civile locale attribuent ces incursions à certains éléments de ces groupes armés.

Dans plusieurs secteurs, notamment Katoyi et Osso Banyungu, ainsi que dans certaines parties des chefferies des Bahunde et des Bashali, dont Ufamandu et Bashali Mokoto, des combattants auraient érigé des barrières illégales. À ces points de contrôle, les passants sont régulièrement rançonnés, tandis que les incursions nocturnes, les pillages et les actes de torture à l'encontre des civils continuent de se multiplier, rendant plusieurs villages quasiment invivables.

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