Saint-Louis — La directrice du Laboratoire Médias, Technologies, Information, Communication et Société (LAMETICS) de l'université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Maréme Polelle Ndiaye a déploré, mercredi, la quasi-absence de la voix africaine dans le traitement médiatique international du changement climatique malgré que le continent soit l'un des plus impactés par ce phénomène naturel.
"La parole africaine sur le changement climatique reste inaudible dans les grands médias internationaux qui pourtant prétendent couvrir cette crise climatique planétaire", a regretté Mme Ndiaye.
Elle intervenait à l'ouverture d'un Symposium international organisé par le Laboratoire Médias, Technologies, Information, Communication et Société et centré sur le thème : "L'environnement dans les sciences de l'information et de la communication, réflexions autour d'un objet complexe".
"L'Afrique, un des continents les plus durement frappés par les conséquences de la crise climatique (...), pourtant ses voies, son expertise, et ses réalités sur le changement climatique sont rarement portées dans les grands médias mondiaux", ajoute-t-elle, assimilant cette situation à une grande "contradiction".
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La directrice du LAMETICS de l'université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, dit regretter également "la grande absence" des recherches africaines sur l'environnement dans les grandes bases de données scientifiques internationales.
"Elles sont peu indexées, peu citées, peu relayées", a-t-elle déploré, soutenant que "la communication a son mot à dire dans la manière de vivre de nos sociétés".
Maréme Polelle Ndiaye indique qu'une ville comme Saint-Louis, subit de plein fouet les changements climatiques, citant en exemple les effets néfastes de la brèche et de l'impact des inondations sur certains habitants de zones non aedificandi.
Mme Ndiaye a expliqué que ce symposium s'inscrit pleinement dans les orientations scientifiques du Laboratoire Médias, Technologies, Information, Communication et Société, notamment sur l'axe "communication environnementale, un enjeu scientifique et politique majeur pour les sociétés africaines."
Cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs chercheurs d'universités du Sénégal et du Québec (Canada) ainsi que de jeunes chercheurs et doctorants. Plusieurs panels scientifiques ont été abordés.