Ziguinchor — Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) a retenu de fêter la Fête du travail à Kolda (sud), le 1er mai, en organisant une session de formation destinée au profit de ses membres, a annoncé, son secrétaire général national, Aliou Diouf.
"L'objectif est de dépasser le simple aspect festif pour privilégier le renforcement des capacités, en phase avec notre credo consistant à joindre l'utile à l'agréable", a-t-il expliqué au cours d'une rencontre avec la base du CUSEMS à Ziguinchor. En marge de cette rencontre, des experts ont été invités pour former les enseignants sur les questions liées au mouvement syndical. "La rencontre s'est également voulue interactive, offrant aux enseignants l'opportunité de poser leurs questions, d'exprimer leurs inquiétudes et d'obtenir des réponses appropriées", a souligné Aliou Diouf.
Le secrétaire général national du CUSEMS a insisté sur la nécessité d'une démarche concertée avec l'État afin de trouver la meilleure formule pour limiter l'impact de la grève de plusieurs semaines conduite par les enseignants. Ce mouvement a pris fin avec la signature d'un protocole d'accord, le 16 avril dernier, entre le gouvernement et le G7, le groupe des syndicats les plus représentatifs des secteurs de l'éducation et de la formation.
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Il a évoqué, entre autres pistes, le réaménagement du calendrier scolaire ou la réduction de certains programmes jugés trop lourds, afin de ne pas pénaliser les élèves en classe d'examen. Il a, par ailleurs, rappelé que cette réflexion intervient dans un contexte marqué par la tenue des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, du 31 octobre au 13 novembre 2026, une manifestation qui devrait impacter sur la rentrée scolaire. D'où, selon lui, la nécessité pour le ministère de l'Éducation nationale et le G7 de se réunir afin d'identifier des solutions adaptées.
Aliou Diouf a enfin souligné "l'engagement constant" des enseignants, qui organisent régulièrement des cours de rattrapage au profit des élèves, même en dehors des périodes de grève, souvent de manière bénévole. Il considère toutefois que les autorités doivent prendre des actes officiels pour encadrer ces mesures, tout en posant comme préalable la restitution des ponctions salariales en cas de prolongation de l'année scolaire ou de réaménagement des programmes.