Madagascar: Projet pacte vert - L'Union européenne finance le Grand Sud

L'Union européenne mobilise 501 millions d'euros pour le Grand Sud. Ce financement vise à renforcer la résilience de l'Androy et de l'Anosy face aux chocs climatiques.

Un financement de 501 millions d'euros, soit près de 2 500 milliards d'ariary, est mobilisé au profit du Grand Sud. Le comité d'orientation stratégique de l'Action Pacte vert pour le Grand Sud s'est réuni, hier, à la Résidence d'Ankerana, pour lancer un programme de développement durable dans les régions Androy et Anosy.

Ministres, ambassadeurs et coordinateurs se sont succédé pour exprimer leur soutien et préciser les contours de ce financement. L'initiative vise à renforcer durablement des territoires particulièrement exposés aux chocs climatiques et socio-économiques.

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Le dispositif met l'accent sur la résilience des populations et des institutions, afin de faire face aux effets du changement climatique, de soutenir les moyens d'existence et d'améliorer les conditions de vie dans le sud de Madagascar. À travers cet accord, l'Union européenne entend également consolider ses relations avec Madagascar tout en accompagnant le programme général de l'État pour la refondation (PGE-R). « Nous voulons accompagner nos partenaires », a déclaré Roland Kobia, ambassadeur de l'Union européenne à Madagascar, soulignant la volonté d'une coopération fondée sur l'appui et le respect des priorités nationales.

Axes prioritaires

Le Pacte vert privilégie une approche décentralisée, en favorisant le transfert de compétences vers les collectivités locales dans les régions Androy et Anosy. L'objectif est de renforcer la gouvernance locale, d'améliorer l'efficacité des interventions et d'assurer une meilleure redevabilité, notamment par une répartition plus lisible des ressources.

Le projet s'articule autour de deux programmes distincts mais complémentaires, déployés dans des zones aux écosystèmes interconnectés. Le volet « Résilience » concerne la zone aride, à cheval entre l'Androy et l'Anosy, et vise 230 000 bénéficiaires à l'horizon 2029. Dans la partie humide de l'Anosy, le projet « Talaky Be » devrait couvrir 25 communes et concerner environ 20 000 personnes sur une période de six ans.

Ces deux interventions prennent en compte les spécificités climatiques et environnementales de chaque territoire, tout en s'inscrivant dans une logique de coordination d'ensemble. Pour Roland Kobia, une approche intégrée et multisectorielle est nécessaire pour répondre de manière cohérente aux défis locaux.

Trois piliers structurent ces programmes : la gestion durable des systèmes agricoles et alimentaires, la préservation des écosystèmes et la gestion responsable des ressources naturelles, ainsi que le renforcement de la coordination institutionnelle et de la cohésion sociale. Douze principes directeurs encadrent par ailleurs le Pacte vert pour le Grand Sud. Parmi eux, le leadership local occupe une place centrale, avec un rôle accru des chefs de région dans la prise de décision. La redevabilité figure également parmi les axes prioritaires, afin de garantir la transparence, le suivi des actions et une gestion équitable des ressources.

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