En pleine préparation, les Ladies Makis s'apprêtent à disputer la Rugby Africa Women's Cup au Kenya. Une victoire est obligatoire pour rester dans la division Performance.
À quelques semaines du coup d'envoi de la Rugby Africa Women's Cup (21 au 31 mai), sur le terrain du RFUEA à Nairobi, les Ladies Makis intensifient leur préparation au stade Makis d'Andohatapenaka. Sous la houlette de l'entraîneur Mamy Andriamaro, épaulé par le directeur technique national Antsoniandro Randrianorosoa, les présélectionnées enchaînent les séances exigeantes en attendant la liste finale des 28 joueuses, prévue vendredi.
Sur le terrain, rien n'est laissé au hasard. Les exercices d'attaque et de défense s'enchaînent avec rigueur, la mêlée et la touche sont minutieusement travaillées, mais c'est surtout la conservation du ballon qui focalise l'attention du staff. À chaque approximation, le coach stoppe le jeu et corrige. L'exigence est maximale. « Ce sera difficile de jouer contre ces trois nations, surtout l'Afrique du Sud, grande favorite. Nous cherchons à limiter les dégâts en conservant le ballon, tout en cherchant des ouvertures pour marquer quand l'occasion se présente », souligne Mamy Andriamaro.
Un duel décisif face à l'Ouganda
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Le défi s'annonce de taille. Madagascar entrera en lice face à l'Afrique du Sud le 23 mai, avant d'affronter le Kenya le 27 mai, puis l'Ouganda le 31 mai. Dans cette poule unique, la moindre erreur peut coûter cher : la dernière place est synonyme de relégation en division inférieure pour deux ans. Le souvenir de l'édition 2025 à Antananarivo reste encore vif. Les Ladies Makis s'étaient inclinées lors de leurs trois rencontres, face au Kenya (5-28), à l'Ouganda (20-24) et à l'Afrique du Sud (17-61). Des résultats qui avaient mis en lumière des lacunes physiques et un manque de profondeur d'effectif.
Aujourd'hui, le contexte a évolué. « L'an dernier, l'absence de certaines joueuses issues de la FTF d'Antohomadinika avait laissé un vide. Leur retour renforce la dynamique du groupe. L'objectif est de faire durer nos temps de jeu au-delà de trois minutes à chaque possession », explique le DTN Antsoniandro Randrianorosoa. Un renfort de poids qui nourrit de nouveaux espoirs, même si la prudence reste de mise. Dans ce tournoi relevé, l'objectif est clair : éviter la dernière place. Et cela passe inévitablement par une victoire. Sur le papier, le match le plus abordable reste celui contre l'Ouganda lors de la dernière journée.
« Nous sommes prêtes à relever le défi. Ce sera difficile, mais nous ferons le maximum pour arracher au moins une victoire », confie la joueuse Laurence Rasoanandrasana. Face à une Afrique du Sud ultra-dominatrice et un Kenya solide, les Ladies Makis savent que leur destin se jouera probablement lors de ce dernier rendez-vous. À Nairobi, les trois rencontres revêtent une importance capitale. C'est une bataille pour la survie dans l'élite africaine qui attend Madagascar.