Sénégal: Civisme et agrobusiness à l'école nationale d'administration - Les jeunes mobilisés pour une souveraineté durable

La session de formation de JACADEMIE, parrainée par le Colonel Amadou Campbel Dieng, a réuni plusieurs jeunes à l'École nationale d'administration (ENA), hier 29 avril et aujourd'hui 30 avril 2026. L'amphithéâtre de l'École nationale d'administration (ENA) affichait complet. Près de 400 jeunes, âgés de 14 à 28 ans, ont répondu massivement à l'appel de JACADEMIE, l'école de leadership générationnel et d'impact social fondée par Jacqueline Fatima Bocoum. Sous le thème « Civisme et Agrobusiness : levier prioritaire de la souveraineté », cette formation gratuite vise à connecter la jeunesse aux valeurs républicaines et aux enjeux économiques nationaux.

En marge de la cérémonie d'ouverture, en présence de Mor Fall, Directeur général de l'ENA et du Directeur de l'ANCAR, deux figures clés ont accepté de répondre à nos micros : le Colonel Amadou Campbel Dieng, parrain de l'événement et Directeur général du Service civique et du Volontariat à la Primature, et Jacqueline Fatima Bocoum, communicante, écrivaine et fondatrice de JACADEMIE.

Les jeunes sont les piliers du développement du Sénégal

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Arborant sa tenue avec fierté, le Colonel Dieng a expliqué sans détour pourquoi il a accepté ce parrainage : « C'est une initiative citoyenne qui vient d'une personne spéciale. Cela fait quatre ans qu'elle organise des formations gratuites sur le civisme. Il faut reconnaître cet engagement citoyen, celui de Mme Jacqueline Fatima Bocoum. »

Pour le haut responsable, ces jeunes ont besoin d'inspiration, d'espoir et de modèles. « Nous sommes honorés d'avoir été choisis comme parrains. Ces jeunes doivent croire au Sénégal, croire aux autorités, croire à leurs projets. Ce sont eux qui construiront le pays, personne d'autre ne le fera à leur place. » Il rappelle que les moins de 35 ans représentent 75 % de la population, voire 80 % en incluant certaines tranches. « Nous sommes les moteurs, les piliers du développement. »

Interrogé sur le niveau de civisme des jeunes, le Colonel reste optimiste : « Chacun naît avec 100 % de son potentiel. Il faut l'éclore, le superviser. Nous sommes très enthousiastes et prêts à les accompagner pour qu'ils deviennent des citoyens modèles, engagés, entrepreneurs, piliers du Sénégal et de l'Afrique. » Il salue au passage la présence des experts publics et privés, venus bénévolement partager leur expertise, et souligne que la salle comble « personne n'a où s'asseoir » prouve l'intérêt des jeunes pour le savoir-être, l'engagement et l'agrobusiness.

Donner des modèles et des références aux jeunes

Fondatrice de JACADEMIE, Jacqueline Fatima Bocoum revient sur les origines de son engagement. Ancienne cadre à l'APIX (devenue APIX-Sénégal), elle a longtemps traversé les banlieues pour les grands travaux de l'État. « J'ai rencontré beaucoup de jeunes désorientés, sans travail ni espoir. J'ai connu le phénomène des pirogues. Je me suis dit que chaque Sénégalais devait apporter une réponse. »

C'est ainsi qu'elle a monté une école gratuite, axée sur les soft skills. « Tout le monde est diplômé, mais c'est le comportement, la capacité à se conduire en entreprise et dans la vie qui font la différence. » À côté de cela, elle a organisé des rencontres entre ces jeunes et des références nationales - inspecteurs généraux d'État, colonels, généraux, gouvernants en activité, DG du secteur privé. « On donne des modèles et des succès historiques pour que les jeunes croient d'abord en leur pays et aient des vocations ici. »

Elle-même produit du système éducatif sénégalais : « Je ne connais que l'école publique sénégalaise, que l'université sénégalaise. On m'a dit que c'est possible de réussir ici. » Pourquoi l'agrobusiness ? « C'est un secteur prioritaire pour les autorités et un levier de souveraineté. » Avec des experts comme le DG de l'ANCAR et des influenceurs tels que Sylvain Moussa, la formation entend montrer aux jeunes que « dans le milieu professionnel, on attend beaucoup d'eux car ils sont la relève du pays ».

Pendant deux jours, les apprenants planchent sur le civisme, le respect des institutions, mais aussi les opportunités économiques liées à l'agrobusiness. Le parrain, le Colonel Dieng, a conclu : « Ce n'est pas pour rien que toutes ces autorités sont là pour échanger sur ce sujet. Le civisme et l'agrobusiness sont des piliers de développement. »

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