Luanda — Le Bureau du Procureur Général de la République (PGR) a assumé mercredi, à Luanda, l'engagement de mener une solide stratégie de prévention et de lutte contre le braconnage, dans le but de réduire les délits contre la faune jusqu'à 10% d'ici 2027.
La position du PGR a été exprimée par le représentant de l'institution, Rany Manuel Diogo, à la fin de l'atelier sur les défis du braconnage en Angola, visant à appliquer la loi environnementale. Il a déclaré que les crimes contre la faune sauvage constituent une menace importante pour la biodiversité, l'équilibre écologique et le développement durable du pays. Il a ajouté que le PGR avait préparé un plan stratégique pour lutter contre les crimes contre la faune et l'environnement en Angola, lancé le 17 mars de cette année.
Il a souligné la fragilité des mécanismes d'inspection, le faible niveau de sensibilisation de la communauté, la corruption et l'implication des réseaux transnationaux. Il a réaffirmé que la lutte contre les crimes environnementaux nécessite une approche multidisciplinaire, intégrée et participative pour préserver le patrimoine naturel. A l'occasion, le représentant de l'Institut National de la Biodiversité et des Unités de Conservation (INBAC), Noé Pinto, a défendu la formation des magistrats liée aux délits environnementaux.
Pour lui, la chasse prédatrice constitue une situation critique et réduit l'impact des investissements dans les parcs nationaux. La rencontre a réuni des représentants des ministères de la Défense, de l'Intérieur, de l'Environnement, de l'Agriculture, de la Justice, de la Famille et de la Promotion de la Femme, des Associations de Défense de l'Environnement et de l'Association Nationale des Chasseurs Légaux d'Angola, dans le but de définir les efforts pour réduire ces crimes.
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