Luanda — La carte d'identité deviendra le seul document d'identification valable en Angola et sera obligatoire pour diverses démarches administratives, selon le projet de loi examiné ce mercredi par le Conseil des ministres.
À l'issue de la réunion présidée par le président de la République, João Lourenço, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Marcy Lopes, a annoncé à la presse que la proposition serait soumise à l'Assemblée nationale pour examen et vote. Il a expliqué que cette initiative vise à « rassembler dans un seul document toutes les dispositions réglementaires » relatives à la carte d'identité et au casier judiciaire, et à renforcer les mécanismes d'utilisation et d'interaction de ce document avec les organismes publics et privés.
D'après Marcy Lopes, la nouvelle loi vise également à mettre fin à l'utilisation de documents alternatifs, tels que les cartes d'électeur, les permis de conduire ou les passeports, qui ont été historiquement acceptés en raison des difficultés d'obtention de la carte d'identité, notamment pendant la période de guerre.
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Compte tenu des conditions logistiques actuelles assurées par l'État, le ministre a garanti que la carte d'identité deviendrait le seul document d'identification valable, obligatoire pour des actes tels que l'ouverture de comptes bancaires, l'accès aux services de télécommunications, l'inscription scolaire, l'enregistrement de la propriété et la signature de contrats.
Le décret prévoit toutefois des exceptions spécifiques, notamment en cas d'expiration de la carte d'identité, à condition que le citoyen prouve être en cours de renouvellement, ainsi que dans le contexte électoral, où l'utilisation de cartes périmées à des fins d'identification sera autorisée.
Concernant la capacité de réponse des services, Marcy Lopes a assuré que l'Exécutif n'avait pris cette mesure que parce qu'il estimait que les conditions nécessaires étaient réunies pour garantir l'accès des citoyens à la carte d'identité, tout en admettant des pics de demande lors de certaines périodes, comme les appels d'offres publics et les inscriptions scolaires.
Quant aux coûts, le ministre a indiqué qu'ils restaient inchangés : la délivrance de la première carte d'identité est gratuite, tandis que le prix de la seconde varie entre 4 500 et 8 000 kwanzas, la majeure partie des coûts étant prise en charge par l'État. En matière de sécurité, il a précisé que le document intègre des mécanismes avancés, tels que le code QR, le code-barres et la puce électronique, afin d'en rendre la falsification difficile.