« Pourquoi Faure Gnassingbé s'est-il rendu au Kirghizistan ? » C'est la question que pose Waraa dans son édition de ce jeudi, sans vraiment y répondre.
La réponse est pourtant limpide.
Ce déplacement en Asie centrale s'inscrit dans une stratégie diplomatique cohérente : élargir le cercle des partenaires du Togo au-delà des zones géographiques traditionnellement prospectées. Après l'Europe, l'Afrique, le Moyen-Orient et la Chine, Lomé tourne désormais son regard vers des régions encore peu explorées, et potentiellement riches en opportunités.
L'Asie centrale et le Kirghizistan en particulier, représente pour le Togo un nouveau marché à défricher. Ressources minières, énergie hydroélectrique, agriculture, formation technique, les domaines de coopération potentiels sont réels et variés.
Dans un monde où la diversification des partenariats est devenue une nécessité stratégique, Lomé ne se contente plus d'attendre que les investisseurs viennent à lui. Il va les chercher, jusque dans les montagnes du Tian Shan.
C'est cela, la diplomatie togolaise du 21ᵉ siècle.