Congo-Kinshasa: Sanctions des États-Unis contre Joseph Kabila pour son soutien à l'AFC-M23

Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo lors de la prestation de serment des juges de la cour constitutionnelle à Kinshasa, le 13/07/2018.

Les États-Unis imposent des sanctions à l'ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qu'ils accusent de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC en soutenant le M23 et l'AFC », qui occupent une partie de l'Est du pays. C'est ce qu'indique un communiqué publié par le Département d'État des États-Unis le 30 avril 2026.

Les États-Unis se disent solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l'instabilité, ajoute le communiqué rendu public par Thomas Pigott, porte-parole du Département d'État américain.

Selon Washington, « le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans l'est de la RDC, et l'AFC agit comme sa coalition politico-militaire, cherchant à renverser le gouvernement de la RDC ».

Respect des accords de Washington

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L'administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements historiques qu'elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha. Elle s'engage à user de tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité pérenne dans la région.

Washington promet de poursuivre son soutien aux solutions diplomatiques visant à mettre fin aux souffrances des civils dans l'Est de la RDC et de créer les conditions d'une paix et d'une prospérité durables dans toute la région, poursuit ce communiqué.

La nature des sanctions

Désormais, aux termes de ces sanctions, les avoirs éventuels de Joseph Kabila aux États-Unis sont gelés, précise le communiqué :

« À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne désignée ou bloquée mentionnée ci-dessus, situés aux États-Unis ou en la possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont bloqués et doivent être signalés à l'OFAC. De plus, toute entité détenue, directement ou indirectement, à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation délivrée par une licence générale ou spécifique de l'OFAC, ou exemption, les règlements de l'OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des personnes américaines ou sur le territoire des États-Unis (ou en transit) impliquant des biens ou intérêts patrimoniaux de personnes bloquées. »

Le 30 septembre 2025, la justice militaire congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec la rébellion de l'AFC-M23.

De leur côté, les États-Unis avaient annoncé, lundi 2 mars 2026, de nouvelles sanctions visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs officiers supérieurs, pour avoir apporté un soutien opérationnel direct à ce mouvement rebelle.

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