À la suite de la diffusion d'une enquête médiatique portant sur l'exportation de bois au Congo, plusieurs organisations dont le Centre d'action pour le développement, l'Association pour le respect du droit des populations autochtones et le Cercle d'encadrement communautaire pour le développement ont publié, le 28 avril à Brazzaville, un communiqué pour demander aux autorités de garantir la sécurité professionnelle des employés ayant collaboré à cette enquête.
Le communiqué fait état de pressions qui auraient été exercées sur des salariés de la Société d'exploitation forestière Yuan Dong (Sefyd) après la diffusion, par la chaîne TV5 Monde, d'une série de reportages consacrés aux exportations de grumes.
Ces enquêtes mettaient en relief des pratiques présentées comme non conformes à la législation nationale et aux engagements régionaux en vigueur. Selon les organisations signataires, des employés de l'entreprise auraient été interpellés sur leur participation à ces témoignages lors d'une réunion organisée le 15 avril dernier sur un site de la société, en présence de représentants de l'encadrement et d'autorités locales.
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Les organisations soulignent que le droit des travailleurs à s'exprimer sur des sujets d'intérêt public est un principe lié à l'État de droit et à la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Elles demandent ainsi aux autorités compétentes de mettre en place les mesures nécessaires pour prévenir toute forme de sanction administrative ou disciplinaire à l'encontre des salariés concernés.
Le texte précise que des mesures telles que les licenciements ou les mutations forcées, si elles étaient liées à ces témoignages, constitueraient une entorse aux normes de protection des travailleurs.
Enfin, le communiqué rappelle le cadre réglementaire régissant le secteur forestier, notamment l'interdiction d'exportation des bois sous forme de grumes, conformément aux directives de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale.
Cette réglementation vise à favoriser la transformation locale du bois et à assurer une exploitation durable des forêts. Les organisations concluent en sollicitant une application stricte des textes en vigueur afin de garantir la transparence des activités du secteur et la protection de tous les acteurs impliqués dans la communication d'informations d'utilité publique.