Ile Maurice: Syndicats et travailleurs en réflexion autour des droits et réalités du terrain

À l'occasion de la fête du Travail, la Government Office Auxiliary Union, en collaboration avec la Federation of Civil Service and Other Unions, a organisé, hier, une séance de réflexion destinée à ses membres. L'événement s'est tenu en présence de trois intervenants : Satyendra Peerthum, Jane Ragoo et Narendranath Gopee.

Lors de cette session, plusieurs thématiques liées au monde du travail ont été abordées, notamment les droits des employés, les luttes historiques des travailleurs et les réalités actuelles en milieu professionnel. Prenant la parole, Jane Ragoo, secrétaire générale de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé et négociatrice syndicale pour plusieurs employés du secteur privé, a mis en lumière la question du harcèlement au travail.

Elle a rappelé l'existence de différents types de harcèlement, variant selon les situations individuelles. «Il y a différents types de harcèlement au travail et c'est différent pour chacun. Dans la loi du travail, il y avait auparavant l'article 54 sur la violence au travail. Aujourd'hui, cela relève de l'article 114 de la Workers' Rights Act, introduite en octobre 2019. Personne n'a le droit de vous harceler sur votre lieu de travail», a-t-elle souligné.

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De son côté, l'historien, chercheur et écrivain Satyendra Peerthum est revenu sur les luttes menées par les figures emblématiques du mouvement ouvrier mauricien. Il a évoqué les combats d'Emmanuel Anquetil, de Guy Rozemont et du Dr Maurice Curé, qui ont contribué à faire reconnaître les droits et la dignité des travailleurs. «La lutte des travailleurs remonte à bien longtemps. Ces batailles ont été menées pour donner aux travailleurs la valeur qu'ils méritent», a-t-il déclaré. Narendranath Gopee, pour sa part, a insisté sur l'importance du rôle de chaque travailleur au sein d'une entreprise, quel que soit son niveau de rémunération.

À travers des exemples concrets, il a illustré l'impact de l'absence de travailleurs sur le bon fonctionnement d'une organisation. «Même un travailleur avec un petit salaire est essentiel. C'est un être humain avant tout. Si un jour les travailleurs arrêtent de travailler, le monde s'arrête. Un patron seul ne peut rien faire dans une entreprise», a-t-il affirmé, appelant à une prise de conscience collective.

À l'issue des interventions, une séance de questions-réponses a permis aux participants d'échanger directement avec les intervenants. La journée s'est ensuite poursuivie par une cérémonie de dépôt de gerbes à la municipalité de Port-Louis, suivie d'un hommage rendu à Anjalay Coopen, figure emblématique de la lutte ouvrière, devant sa statue située dans la cour de la Children's Court.

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