Angola: Un responsable angolais conteste le rapport sur la liberté de la presse

Luanda — Le dernier rapport de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, récemment publié, contient des données qui ne reflètent pas la réalité en Angola.

Cette position a été exprimée par le directeur national de l'information et de la communication institutionnelle, João Demba, qui a expliqué que le rapport est le fruit d'une évaluation d'environ 180 pays, fondée sur des critères politiques, économiques, législatifs, sociaux et sécuritaires, étayée par des questionnaires adressés à des professionnels et par les observations de l'organisation.

Selon le responsable, l'Angola a enregistré une baisse de neuf places par rapport aux années précédentes, une situation qui, d'après une analyse préliminaire, résulte principalement d'indicateurs politiques et économiques, ainsi que d'un certain recul législatif, tandis que les indicateurs sociaux restent globalement stables. João Demba a toutefois souligné que l'argumentation du rapport présente des lacunes et des inexactitudes.

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Il a notamment cité l'exemple de l'indication que seules deux stations de radio sont considérées comme indépendantes dans le pays, notamment Rádio Ecclesia et Rádio MFM, alors qu'il existe plusieurs autres stations privées et indépendantes, telles que Rádio Cinco, Rádio Despertar, Rádio Marginal et Rádio Correio da Kianda. Il a également fait remarquer que le rapport ne mentionne que deux chaînes de télévision publiques, alors que l'Angola en compte trois : TPA1, TPA2 et TPA Notícias.

Concernant les radios communautaires, il a précisé qu'elles sont incluses dans la loi sur la presse, suite à une révision menée par l'Exécutif, et que le processus de réglementation de leur mise en oeuvre est en cours, dans le cadre de l'adaptation aux nouvelles dynamiques du secteur de la communication sociale. Concernant l'accès à l'information, le directeur a réfuté l'existence de limitations, citant en exemple le fait que, lors des conférences de presse du Président de la République, João Lourenço, les journalistes ont la possibilité de poser des questions dans le respect de critères organisationnels précis.

Il a également réfuté l'allégation d'exclusion des médias privés de la couverture des événements publics, assurant que le processus d'accréditation est transparent et fondé sur le principe de légalité, permettant la participation de tous les médias dûment enregistrés.

S'agissant de l'accès aux sources d'information publiques, il a évoqué la mise en oeuvre du Plan national de communication institutionnelle, adopté par les ministères, les gouvernorats provinciaux, les ambassades et les organes souverains, qui renforce la diffusion régulière, opportune et continue d'informations sur les programmes et actions de l'Exécutif.

Il a ajouté que la plupart des institutions publiques disposent de portails électroniques mis à jour, ce qui facilite l'accès à l'information, et a mentionné la tenue de sessions publiques intitulées « Communiquer pour l'Angola », au cours desquelles des représentants de différents secteurs apportent des éclaircissements et répondent aux questions des journalistes sur les buts et objectifs du Plan national de développement. De manière générale, João Demba a estimé que les résultats présentés par l'organisation reposent sur des données qui, en substance, ne reflètent pas fidèlement la réalité actuelle des médias en Angola.

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