Ile Maurice: Châtiments corporels à l'école - Un rappel ferme des règles en vigueur

La punition corporelle et les sanctions humiliantes sont strictement interdites dans les établissements scolaires. Une circulaire récente adressée aux chefs d'établissement en ce mois d'avril vient rappeler les dispositions légales, les obligations de signalement et les responsabilités de chacun. Cette démarche intervient alors que plusieurs plaintes ont été enregistrées au cours de l'année écoulée concernant des cas présumés dans des écoles primaires, secondaires et spécialisées.

Le cadre légal est pourtant clair. La section 14(1) de la Children's Act 2020 interdit toute forme de châtiment corporel ou de sanction humiliante à l'égard d'un enfant, défini comme toute personne de moins de 18 ans. La section 14(2) prévoit des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à une amende de Rs 200 000 et cinq ans d'emprisonnement. À cela s'ajoute la section 13(4) des Education Regulations 1957, qui prohibe explicitement ces pratiques en milieu scolaire. Maurice est également signataire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant.

La circulaire insiste sur une interdiction absolue, applicable dans toutes les écoles - publiques, subventionnées ou privées - et dans toutes les activités liées à l'établissement. Elle détaille aussi les pratiques prohibées, allant des violences physiques aux humiliations verbales ou psychologiques.

Enfin, elle rappelle le devoir de signalement imposé aux professionnels. Toute suspicion doit être rapportée aux autorités compétentes, avec enquête interne à l'appui. Les responsables d'école sont appelés à privilégier des approches disciplinaires non violentes et respectueuses des droits de l'enfant.

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