Une nouvelle plateforme numérique destinée aux travailleurs victimes de violences et de harcèlement a été lancée, le jeudi 30 avril, par le ministère du Travail. Baptisée Labour Connect Platform, elle a été présentée lors d'une conférence tripartite organisée à l'hôtel Ravenala, à Balaclava, dans le cadre de la Journée internationale du travail. Des représentants des syndicats, du patronat et des autorités publiques ont dressé le constat d'un phénomène qui reste préoccupant.
En effet, entre janvier 2025 et mars 2026, les services du ministère ont traité 675 cas de violences au travail. Parmi eux, 265 hommes et 410 femmes sont concernés. Les femmes représentent ainsi plus de six victimes sur dix. À ce jour, 328 dossiers ont été clôturés.
Face à cette situation, la plateforme a été présentée comme un outil de modernisation administrative, visant à faciliter les démarches de signalement et à réduire les freins liés à la complexité des procédures ou à la crainte de représailles. Par ailleurs, la question de l'employabilité des personnes en situation de handicap et de l'inclusion au travail a été abordée. Le ministre du Travail, Reza Uteem, a annoncé de nouvelles lignes directrices à l'intention des employeurs concernant la santé mentale en milieu professionnel.
En outre, le ministère travaille avec des experts étrangers sur de nouvelles mesures réglementaires. Celles-ci devraient contraindre les entreprises à Maurice à mener des enquêtes internes afin d'identifier les risques psychosociaux et les employés souffrant de troubles de santé mentale liés au travail. Les employeurs devront également mettre en place des mesures d'accompagnement et de soutien adaptées.
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