Cameroun: Braconnage - 08 défenses d'éléphants saisies, un trafiquant arrêté à Yaoundé

Un présumé trafiquant de faune a été arrêté au quartier Ekoumdoum à Yaoundé alors qu'il tentait d'écouler des défenses d'éléphants et des écailles de pangolin.

L'homme a été interpellé en possession de huit défenses d'éléphants dissimulées dans des sacs de céréales, ainsi que deux sacs à dos et un autre sac contenant 52 kilogrammes d'écailles de pangolin géant.

Le suspect, âgé de 28 ans, s'apprêtait à finaliser la transaction lorsque les agents des services de la faune, appuyés par des éléments de la police, sont intervenus pour procéder à son arrestation. Les produits prohibés étaient transportés dans un taxi pris en course et dissimulés dans le coffre du véhicule. L'opération a été conduite par la Délégation Régionale des Forêts et de la Faune du Centre et la Division Régionale de la Police judiciaire, avec l'appui technique de LAGA, une organisation spécialisée dans l'application des lois sur la faune.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Placée en garde à vue, le suspect fait actuellement l'objet de procédures judiciaires. S'il est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement, conformément à la loi de 2024 relative à la faune, qui érige le trafic de produits fauniques en crime.

Les enquêtes révèlent que le suspect appartient à un réseau structuré de trafiquants d'ivoire opérant dans la région du Sud, notamment autour de Djoum et Mintom, zones identifiées comme des foyers de ce commerce illicite. Il aurait voyagé de Mintom à Yaoundé en empruntant les transports publics et en dissimulant soigneusement les produits tout au long du trajet. Son réseau d'approvisionnement s'étend jusqu'en République du Congo, où il se procure des défenses d'éléphants. Se présentant comme commerçant de cacao, il sillonne plusieurs localités pour acheter non seulement du cacao mais aussi des produits de la faune.

Le gouvernement intensifie la lutte contre le trafic de faune afin de protéger les ressources naturelles du pays. Face à cette pression, les réseaux de trafiquants adaptent leurs modes opératoires, recourant à des techniques de dissimulation de plus en plus élaborées, rendant l'application de la loi plus complexe. Les trafiquants utilisent désormais des techniques sophistiquées de dissimulation pour échapper à la vigilance des autorités, et cette affaire en constitue une illustration révélatrice.

L'éléphant ainsi que toutes les espèces de pangolins présentes au Cameroun sont en Classe A, ce qui signifie qu'elles sont intégralement protégées. Leur détention, circulation ou commercialisation sont strictement interdites, et les contrevenants risquent de lourdes peines de prison lorqu'ils sont appréhendés.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.