Tunisie: Un Franco-Tunisien tue sa collègue, cache le corps et participe aux recherches à Pantin

Un homme de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de sa collègue, retrouvée morte dans une agence de voyages à Pantin (Seine-Saint-Denis). Le suspect, présenté comme un Franco-Tunisien, a reconnu les faits après plusieurs jours d'enquête, selon des informations confirmées par le parquet de Bobigny.

La victime, Yasmine Zekia Benherbi, âgée de 57 ans, avait disparu le 23 avril. Son absence avait rapidement été jugée inquiétante par ses proches, notamment par son fils unique, avec lequel elle était en contact régulier. Des recherches avaient alors été engagées autour de son lieu de travail et de son domicile à Colombes, tandis que des appels à témoins étaient diffusés sur les réseaux sociaux.

Le 27 avril, le corps de la quinquagénaire a finalement été découvert dans l'agence de voyages où elle travaillait, située à Pantin. Il était dissimulé dans un placard sous un escalier, enveloppé dans des sacs-poubelle. L'établissement, spécialisé dans l'organisation de pèlerinages à La Mecque, a été immédiatement bouclé et transformé en scène de crime. Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime aurait été frappée avant d'être étranglée.

L'enquête a rapidement conduit les policiers à s'intéresser à l'un de ses collègues, Brahim B., âgé de 27 ans. Ce dernier avait pourtant activement participé aux recherches, allant jusqu'à accompagner les forces de l'ordre dans les locaux de l'agence et leur ouvrir le placard où se trouvait le corps, sans éveiller de soupçons dans un premier temps.

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Face aux incohérences relevées dans ses déclarations, le suspect a été placé en garde à vue en début de semaine. Après avoir initialement nié toute implication, il a finalement reconnu avoir tué sa collègue. Selon le parquet de Bobigny, il aurait agi après que la victime a refusé de lui accorder une avance sur salaire dont il disait avoir besoin pour aider ses parents, notamment pour financer les soins de sa mère atteinte d'un cancer. Des propos tenus lors de cet échange l'auraient "blessé" et provoqué une réaction décrite comme "excessive".

Les deux collègues travaillaient ensemble depuis plusieurs années et entretenaient une relation étroite. La victime était même considérée comme une figure maternelle pour le jeune homme, selon des éléments recueillis par les enquêteurs.

Inconnu des services de police et de justice, le suspect a été mis en examen pour meurtre et incarcéré. Son avocat a décrit un homme "bien inséré professionnellement", mais souffrant d'un certain isolement sur le plan personnel. L'information judiciaire devra désormais déterminer les circonstances précises du passage à l'acte, notamment à travers des expertises psychologiques et psychiatriques.

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